Une enquête judiciaire sur les violences de novembre 2024 à Sambhal, dans l'Uttar Pradesh, est devenue un point chaud majeur avant les prochaines élections législatives de l'État, intensifiant les tensions entre le BJP au pouvoir et son principal opposant, le Samajwadi Party (SP). Le rapport de 854 pages, soumis à l'Assemblée législative le 5 août, accuse les dirigeants du SP d'avoir orchestré les troubles par des actions préméditées, y compris la diffusion de fausses informations sur un sondage mandaté par le tribunal de la Shahi Jama Masjid à Chandausi. K. Jain et l'ex-officier de l'IAS Amit Prasad, exonèrent la police et soulignent le rôle de personnalités du SP telles que le député Zia-ur-Rehman Barq et le fils du député Iqbal Mahmood, Suhail Iqbal.
La violence a éclaté lorsque les responsables ont mené la deuxième phase d'une enquête ordonnée par un tribunal local concernant une pétition alléguant que la mosquée du XVIe siècle avait été construite sur un temple hindou.
En réalité, le tribunal avait simplement ordonné une évaluation de l'état de la mosquée et de l'accès du public en vertu de la Loi sur les monuments anciens et les sites et vestiges archéologiques de 1958.
Le BJP a saisi ce rapport pour renforcer sa stratégie électorale, mettant l'accent sur son bilan de maintien de la loi et de l'ordre sous le chef du gouvernement Yogi Adityanath. Le parti a historiquement contrasté sa gouvernance avec la mauvaise gestion présumée du SP, en utilisant des allégations de réduction de la criminalité et de police stricte comme points clés de campagne.
Le timing de la publication du rapport, à quelques mois des élections législatives, ajoute à la perception d'une intention stratégique. En Haryana, le parti du Congrès a promis de scruter le gouvernement du BJP sur l'augmentation des taux de criminalité, des charges fiscales et des échecs administratifs pendant la session de la législature de l'État. L'ancien ministre en chef Bhupinder Singh Hooda a annoncé son intention de présenter une motion d'appel à l'attention pour répondre aux préoccupations concernant l'ordre public, le crime organisé et la fiscalité excessive.
Hooda a critiqué le gouvernement pour avoir échoué à assurer un approvisionnement adéquat en engrais et pour avoir négligé le différend sur le canal Sutlej-Yamuna Link (SYL) avec le Pendjab.
Ces développements soulignent le paysage politique plus large en Inde, où la loi et l'ordre restent au cœur des stratégies électorales et de la responsabilisation publique.
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