Singapour a introduit une nouvelle règle de transaction minimale pour les agents immobiliers, visant à élever les normes professionnelles et à protéger les consommateurs contre les mésaventures potentielles sur le marché immobilier.
Le changement intervient alors que le secteur immobilier est aux prises avec l'évolution des attentes des consommateurs et les progrès technologiques qui ont modifié les dynamiques traditionnelles d'achat et de vente. Avec de plus en plus d'individus accédant à des informations détaillées sur le marché et utilisant des outils pour effectuer des transactions de manière indépendante, la demande d'agents fiables et compétents s'est intensifiée. Les observateurs de l'industrie soutiennent que la nouvelle règle répond à ces défis en veillant à ce que les agents restent engagés dans les pratiques et les réglementations actuelles, minimisant ainsi le risque de conseils obsolètes ou trompeurs.
En 2024, 92% des clients ont exprimé leur satisfaction à l'égard de leurs agents, soit une augmentation de 77% par rapport à 2021. Cependant, la même année a également vu une augmentation notable des plaintes, avec 1 271 enregistrées, contre 1 126 en 2023. Ces plaintes découlent principalement de problèmes liés aux services, les plaintes liées à la publicité augmentant de près de 35% et le non-respect des règles de transaction augmentant d'environ 21%. Ces tendances soulignent la nécessité de maintenir et d'améliorer les normes professionnelles.
Pour répondre à ces préoccupations, le CEA a mis en œuvre des mesures de protection supplémentaires, y compris la collecte de données mensuelles sur les commissions des agents, qui seront publiées sous forme agrégée pour informer les futurs professionnels des réalités de l'industrie.
Auparavant, les agents pouvaient conserver leurs licences même s'ils étaient minimalement actifs, à condition qu'ils remplissaient les exigences du développement professionnel continu (DPC). La politique mise à jour souligne l'importance de l'expérience récente, en particulier dans la navigation dans des conditions de financement complexes, des cadres réglementaires et des obligations de conformité émergentes. Les experts de l'industrie prévoient que la règle pourrait entraîner une réduction du nombre d'agents actifs, estimant un possible déclin de 10 à 20% après la phase de mise en œuvre initiale de trois ans qui se termine en décembre 2029.
Alors que certains agents peuvent choisir de prendre leur retraite ou de faire une transition hors du terrain, d'autres devraient s'adapter en se concentrant sur des transactions de plus grande valeur ou des niches spécialisées. Le CEA a souligné que l'objectif n'est pas de réduire le nombre total d'agents, mais de s'assurer que ceux qui restent sont bien équipés pour servir efficacement les clients. Des préoccupations ont émergé en ce qui concerne les échappatoires potentielles, telles que les agents "empruntant" des transactions de collègues pour satisfaire à l'exigence. Bien que la probabilité d'abus généralisé soit jugée faible, le CEA a déclaré que la soumission de fausses informations, y compris l'attribution fausse de transactions à soi-même, est une infraction légale.
Les mesures visant à vérifier l'authenticité des transactions, y compris la vérification croisée avec d'autres parties impliquées dans les transactions, sont en cours d'exploration. Alors que le paysage immobilier continue d'évoluer, la nouvelle règle reflète des efforts plus larges pour aligner la profession sur les exigences et les attentes modernes. Les initiatives du CEA, notamment la numérisation des dossiers disciplinaires et l'exploration de plateformes de cotation alternatives, visent à donner aux consommateurs un plus grand contrôle et une plus grande clarté dans leurs transactions immobilières. Ces développements signalent une approche proactive pour s'adapter au changement tout en préservant l'intégrité et la fiabilité de la profession d'agent immobilier.
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