La catastrophe, qui s'est produite près de San José del Palmar dans le département de Chocó, a fait au moins 273 morts et plus de 3800 blessés. Plus de 2000 bâtiments, dont des écoles, des hôpitaux et des maisons, se sont effondrés ou ont subi de graves dommages. Le bilan continue d'augmenter alors que les équipes de recherche travaillent sans relâche toute la nuit, bien que le temps presse. La fenêtre critique pour trouver des survivants, la soi-disant "heure d'or", est passée, la fenêtre de 72 heures pour les opérations de sauvetage se terminant jeudi matin.
Malgré cette triste réalité, les bénévoles et les secouristes continuent leurs efforts dans des villes comme Cali et Pereira, où les destructions ont été particulièrement graves. Ces tremblements de terre ont encore compliqué les efforts de récupération, provoquant la peur parmi les résidents qui restent anxieux à propos d'effondrements supplémentaires.
Un homme, Jorge González, passe des heures à creuser dans les ruines de l'appartement de sa tante, dans l'espoir de retrouver son corps. Il décrit la scène comme une "ville zombie", remplie de vitres brisées, de murs tombés et d'échos de désespoir. À Cali, la deuxième ville la plus touchée, les autorités ont déclaré un couvre-feu pour gérer le chaos et assurer la sécurité lors des opérations de sauvetage en cours. La morgue de la ville a été submergée, forçant les corps à être transportés à Palmira, une ville à 30 kilomètres. Les familles attendent anxieuses à l'extérieur des abris de fortune, dans l'espoir d'avoir des nouvelles de leurs proches. Certains se tournent vers les services de soutien psychologique mis en place par les organisations d'aide, tandis que d'autres se rassemblent en prière.
Pendant ce temps, le gouvernement dirigé par le président Abelardo de la Espriella a été critiqué pour sa gestion de l'aide internationale. Bien qu'il ait accepté des dons de pays tels que les Émirats arabes unis, les critiques soutiennent que l'administration a fait preuve de favoritisme envers les nations alignées sur certaines idéologies politiques, à l'exclusion de certains donateurs potentiels.
La situation est aggravée par le manque d'électricité et d'infrastructures de communication, ce qui rend la coordination des efforts de secours extrêmement difficile. Les agences d'aide internationale, y compris la Croix-Rouge et les agences des Nations Unies, ont déployé des ressources pour aider à la réponse, fournissant des fournitures d'urgence telles que de la nourriture, de l'eau et des abris.
Dans certaines régions, on conseille aux gens d'éviter d'entrer dans les bâtiments endommagés et de rester à l'intérieur jusqu'à ce que les responsables les déclarent sûrs. Les équipes de sauvetage continuent de travailler sans relâche, en utilisant à la fois des machines lourdes et des méthodes manuelles pour éliminer les débris. Malgré ces efforts, les perspectives restent sombres. Les rapports indiquent que moins de 10% des personnes toujours portées disparues sont susceptibles d'être retrouvées vivantes, en fonction des expériences passées et des conditions actuelles. Le coût émotionnel pour les sauveteurs et les victimes est immense, avec de nombreux sentiments d'impuissance et de perte. En plus de la destruction physique, le tremblement de terre a exposé les vulnérabilités de la préparation de la Colombie aux catastrophes à grande échelle.
Le tremblement de terre a duré plus longtemps que les tremblements de terre typiques, aggravant son impact. La profondeur et la durée du tremblement de terre ont provoqué des défaillances structurelles généralisées, en particulier dans les bâtiments plus anciens et les structures mal construites. Cela a suscité des inquiétudes concernant les codes du bâtiment et la planification urbaine, en particulier dans les zones densément peuplées comme Cali et Pereira.
Les voisins se sont rassemblés pour s'entraider, formant des chaînes humaines pour atteindre les personnes piégées et offrant toutes les ressources possibles. Les médias locaux et les plateformes sociales ont joué un rôle crucial dans la diffusion de l'information et la coordination des efforts. Des bénévoles, y compris des professionnels de la santé et des ingénieurs, ont rejoint les équipes de sauvetage officielles, démontrant un niveau remarquable d'engagement communautaire. Cependant, l'ampleur de la catastrophe signifie que même avec ces efforts collectifs, la voie du rétablissement sera longue et chargée de défis. Au fil des jours, l'accent passe de la survie immédiate à la reconstruction à long terme.
Les autorités se sont engagées à fournir une aide financière et un soutien à la reconstruction, mais la pression économique sur la nation est déjà évidente. Avec le pays en état d'urgence nationale, le gouvernement fait face à des pressions croissantes pour fournir des solutions efficaces et maintenir la confiance du public. Pour l'instant, la priorité reste la recherche de survivants et la fourniture de produits de première nécessité, alors que le peuple colombien endure les conséquences de l'un des pires tremblements de terre depuis des décennies.
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