Le 30 août, les autorités népalaises ont annoncé que 781 personnes étaient décédées et que 2 502 étaient portées disparues. Les médias d'État chinois ont confirmé 16 morts au Tibet et 546 personnes disparues, portant le total combiné à 797 morts et 3 048 personnes disparues.
Les opérations de sauvetage se poursuivent dans des conditions extrêmes, entravées par de fortes pluies, l'élévation du niveau des rivières et le risque d'inondations supplémentaires. La catastrophe s'est déroulée lorsqu'un glacier massif sur le versant sud du pic Lirung au Népal s'est fracturé, déclenchant une avalanche de glace et de roche destructive qui s'est déversée dans la région frontalière avec le Tibet. Cet événement a déclenché une série d'inondations soudaines et de glissements de terrain qui ont dévasté des communautés au Népal et en Chine. L'ampleur de la destruction a laissé des milliers de personnes déplacées et luttant pour les nécessités de base.
Selon la Croix-Rouge, plus de 90 000 personnes sont susceptibles d'avoir été touchées par la catastrophe, qui a été liée aux effets à long terme du changement climatique. Les autorités chinoises ont souligné le rôle des facteurs environnementaux dans l'exacerbation de la crise, notant que le réchauffement des températures a contribué à l'instabilité glaciaire dans la région. Les opérations de sauvetage ont fait face à de nombreux défis, notamment un terrain difficile, des conditions météorologiques imprévisibles et la formation de lacs dangereux qui menacent les zones en aval.
Le 29 août, un grand lac créé par la catastrophe a débordé dans les rivières Lhende Khola et Trishuli au Népal, provoquant des évacuations et des arrêts temporaires des missions de recherche et de sauvetage.
Les autorités du district de Chitwan, qui n'a pas été directement touché par la catastrophe, ont commencé à enterrer des centaines de cadavres non identifiés transportés en aval par les eaux de crue. Les policiers décrivent la triste réalité: de nombreux corps ne montrent que peu ou pas de traits du visage, avec des membres ou des restes partiels comme seules parties identifiables. Malgré ces efforts, les membres de la famille continuent à fouiller les hôpitaux, les morgues et les centres de secours pour les proches, ne trouvant souvent que des fragments de ce qui était autrefois des vies entières. La Chine a confirmé que 261 des personnes disparues sont des ressortissants étrangers, dont 104 du Népal, 49 de l'Inde, 33 de Lettonie et 18 des États-Unis.
Les responsables chinois ont informé les ambassades et les consulats de ces pays, en veillant à ce que les familles puissent être contactées. Pendant ce temps, les équipes chinoises de pompiers et de secours ont mené des recherches approfondies dans les zones touchées, en particulier autour du port de Gyirong, où la coulée de boue a détruit des infrastructures essentielles.
La coopération internationale a joué un rôle crucial dans la réponse, avec des experts indiens et chinois aidant à l'accès au tunnel et aux opérations de recherche. La Chine a également envoyé des fournitures de secours, y compris des tentes, des couvertures et des kits médicaux, pour soutenir les populations touchées.
Cette catastrophe rappelle de façon frappante les risques croissants que représentent les catastrophes liées au climat dans les régions montagneuses fragiles.
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