Selon une source proche du ministre des Finances des États-Unis, Scott Bessent, le ministère des Finances envisagera d'utiliser ces moyens pour soutenir ses alliés dans la région, en particulier après l'attaque iranienne.
Bessent a déjà commandé des estimations complètes des dommages déjà subis depuis le début de la guerre. Ces estimations devraient aider à mieux évaluer les conséquences financières de l'attaque et à planifier d'éventuelles mesures de réparation et de reconstruction. La nature exacte des actifs pris en considération n'est pas encore connue. Il pourrait s'agir d'argent sur des comptes bancaires gelés ou d'actifs tels que des pétroliers d'huile. La décision de savoir si et comment ces actifs seront utilisés est encore en cours.
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran se sont nettement aggravées ces dernières semaines. Depuis le début de la guerre, l'Iran a tiré plusieurs fois sur des États du golfe Persique, y compris dans la nuit du samedi sur le Koweït et Bahreïn. Dans ces pays se trouvent des bases militaires américaines situées à seulement quelques centaines de kilomètres de la côte iranienne. Bien qu'un cessez-le-feu ait été convenu, il y a toujours des attaques de part et d'autre. Cela a considérablement aggravé la situation de sécurité dans la région.
Mohsen Resaei, un conseiller des Obersten Führers iraniens, avait auparavant annoncé qu'un accord de paix sur la libération de 24 milliards de dollars d'actifs iraniens gelés était en cours. Ces actifs ont été gelés aux États-Unis, car ils étaient considérés comme des sources de revenus pour l'Iran. Les négociations de paix sont donc fortement dépendantes de cette question. Un ministre pakistanais de la guerre s'est rendu samedi à Téhéran, pour agir en tant qu'intermédiaire, mais les pourparlers ont été interrompus.
Les tensions ont été renforcées par d'autres attaques, les forces armées américaines attaquant les stations radar iraniennes et les gardes de la révolution iranienne attaquant ensuite les bases américaines au Koweït et à Bahreïn.
Les États-Unis et l'Iran négocient indirectement un accord intérimaire pour la fin des guerres. Téhéran exige l'accès à des revenus pétroliers de plusieurs milliards de dollars, des dérogations aux sanctions contre l'exportation de pétrole et la levée du blocus américain de ses ports. En outre, l'Iran a appelé le blocus de la voie d'Hormus comme condition préalable à un accord avec Washington. Cette voie est une voie de transit importante pour le transport mondial du pétrole et son blocus a considérablement affecté le prix mondial du pétrole. L'Iran a également proposé l'état d'armes au Liban entre Israël et le Hezbollah-Milice comme condition préalable à un accord avec Washington.
La situation reste très tendue et l'avenir des négociations dépend fortement de la volonté des États-Unis de libérer les avoirs iraniens qu'ils ont gelés ou de les transférer plutôt aux États du Golfe concernés.
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