Shein, le détaillant de mode en ligne chinois, est sur le point de coter ses actions à la bourse de Hong Kong, marquant ce qui pourrait être la plus grande offre publique initiale (IPO) de l'année.
Cette approche a contribué à façonner les concepts de mode ultra-rapide et de mode en temps réel. Cependant, une telle vitesse a eu un coût, à la fois financièrement et environnementalement. Le cycle de production agressif de l'entreprise a conduit à des inquiétudes sur la durabilité et la consommation de ressources. Ces derniers mois, des marchés clés tels que l'Union européenne et les États-Unis ont commencé à prendre des mesures contre l'afflux de marchandises en provenance de Chine.
En outre, la Commission européenne a enquêté pour savoir si les pratiques commerciales de Shein violaient la loi sur les services numériques (DSA). Ces mesures réglementaires ont contribué à une baisse de la valorisation de Shein sur le marché. Les militants de Greenpeace soutiennent que ces développements marquent un tournant pour la société. Moritz Jäger-Roschko, militant pour les questions d'économie circulaire, déclare que la forte baisse de la valeur de Shein reflète la nature non durable de son modèle d'affaires. Il souligne que Shein illustre les problèmes associés à la mode rapide, y compris la consommation excessive de ressources, les déchets textiles et les émissions élevées de carbone.
"Les mesures prises par l'UE sont efficaces", dit-il, soulignant la pression croissante exercée sur des entreprises comme Shein pour qu'elles changent de comportement.D'autre part, les collectionneurs allemands de vêtements d'occasion ont lancé l'alerte sur l'augmentation des vêtements jetés. 3 millions de tonnes.Cette augmentation est attribuable à une consommation textile plus élevée et à une durée de vie plus courte des produits.Selon l'association de recyclage bvse, la proportion de vêtements réutilisés est passée de 62% à 44%, tandis que la récupération thermique, les vêtements brûlés, sont passés de 12% à 21%.Cela signifie que plus d'un vêtement sur cinq est incinéré.
En réponse à ces défis, Greenpeace préconise des réglementations plus strictes contre la mode rapide, s'inspirant de la loi anti-mode rapide de la France. La législation française, qui entre en vigueur en janvier, menace d'amendes les entreprises qui produisent rapidement de grands volumes de produits sans encourager les réparations ou les pratiques durables. Elle restreint également les tactiques publicitaires qui favorisent la consommation excessive. Bien que la loi ne mentionne pas explicitement les plateformes chinoises comme Shein, Temu ou Alibaba, elles ont été largement discutées lors des débats entourant la réglementation. En Allemagne, des efforts législatifs similaires restent en phase de planification.
Alors qu'il n'existe actuellement aucune loi globale contre la mode rapide, le ministère fédéral de l'Environnement élabore une législation visant à élargir la responsabilité des producteurs.
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