Stefano Bonaccini, président du Parti démocrate italien (PD), a vivement critiqué Pina Picierno, ancienne membre du PD qui a rejoint plus tard le parti centriste Azione, l'accusant d'avoir utilisé le terme "campo Lavrov", une référence au président russe Vladimir Poutine, pour décrire la position politique du PD.
Il a soutenu que les élus qui abandonnent leur symbole de parti devraient permettre à de nouveaux candidats choisis par les électeurs de prendre leur place. Bonaccini a également défié Carlo Calenda, une autre figure éminente de l'aile réformiste du PD, suggérant que Calenda doit choisir entre s'aligner avec la gauche progressiste ou soutenir la droite. Le président du PD a souligné la nécessité d'une unité entre les forces de centre-gauche avant les prochaines élections, soulignant que la division affaiblirait leurs chances contre un bloc de droite plus cohérent.
Il a souligné les tendances européennes récentes, y compris la montée des partis d'extrême droite tels que l'AfD en Allemagne, le Rassemblement national français dirigé par Marine Le Pen et Vox en Espagne, comme preuve de l'influence croissante du conservatisme radical.
Il a averti que la répétition de telles erreurs conduirait à d'autres pertes. Bonaccini a reconnu que la droite semble plus unifiée qu'elle ne l'est en réalité, citant des exemples tels que les différents modes de vote de Forza Italia, Lega et Frères d'Italie en Europe. Malgré ces différences, il a noté que la droite s'engage rarement dans des différends publics, contrairement au centre-gauche, qui est souvent confronté à des conflits internes. Il a exhorté des personnalités comme Calenda à reconnaître que le résultat des élections dépendra probablement de leur position avec le centre-gauche ou la droite, soulignant qu'il n'y a pas de voie intermédiaire viable.
Le politicien italien a étendu son analyse aux développements internationaux, soulignant l'ascension alarmante de dirigeants d'extrême droite tels que le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine. Il a averti que le renforcement des mouvements d'extrême droite rend encore plus urgent la construction d'une alternative crédible et unie.
En discutant du Mouvement des Cinq Étoiles (M5E), Bonaccini a noté que sept ans se sont écoulés depuis le gouvernement jaune-vert, et le parti a depuis évité de former des alliances avec le centre-droit dans les administrations locales. Il s'est attribué le mérite de gouverner avec succès sans le soutien du M5E pendant dix ans, tout en reconnaissant l'aide apportée au mouvement dans des villes telles que Bologne, Ravenne, Cesena, Modène, Reggio Emilia. Il a souligné l'importance de la générosité lorsqu'on est en position de force, ajoutant que de tels gestes peuvent s'avérer bénéfiques en cas de besoin.
Il a réitéré que le soutien à un pays souverain et démocratique attaqué ne pouvait être remis en question, avertissant qu'un accord de paix en faveur de la Russie créerait un dangereux précédent.
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