Les forces de défense israéliennes (FDI) ne se retireront pas de la bande de Gaza tant que le Hamas ne sera pas complètement désarmé. S'exprimant dimanche, Netanyahu a souligné que les intérêts sécuritaires d'Israël exigent une position ferme, rejetant toute réduction prématurée des troupes qui pourrait compromettre la sécurité nationale. Ses remarques s'alignent sur la politique israélienne de longue date qui lie les efforts de reconstruction à Gaza au démantèlement complet des capacités militaires du Hamas.
La situation s'est développée à la suite d'une série d'événements au cours des dernières semaines. Le 30 juillet, le Hamas aurait accepté le plan de désarmement en 15 points du Conseil de la paix, marquant une concession rare à la médiation internationale. Cependant, Netanyahou a rapidement rejeté l'accord, arguant qu'il n'avait pas de force exécutoire et ne répondait pas à la menace fondamentale posée par le Hamas.
Pendant ce temps, derrière des portes closes, Israël semble faire des progrès progressifs vers la reconstruction dans certaines parties de Gaza, malgré sa résistance publique au plan de désarmement. Selon des rapports de la radio de l'armée, le ministère des Transports et le ministère de la Défense ont discrètement autorisé le début de projets d'infrastructure dans le secteur oriental de Rafah, une zone sous contrôle de Tsahal mais proche de la ligne jaune, à environ 5 kilomètres de la frontière égyptienne.
Le gouvernement israélien a présenté ces actions comme faisant partie d'une initiative soutenue par les Émirats visant à fournir une aide humanitaire exempte d'influence du Hamas, bien que les critiques soutiennent que cette décision signale un changement de politique.
En dépit de ces assurances, le scepticisme persiste parmi les responsables israéliens et le public. Certains experts de la défense avertissent que le modèle du NCAG, qui repose sur une élite technocratique plutôt que sur des institutions démocratiques, pourrait ne pas établir une gouvernance durable à Gaza.
D'autres soutiennent que le plan risque de légitimer la présence du Hamas dans le territoire, sapant l'objectif d'un désengagement complet. Pendant ce temps, l'armée israélienne continue de maintenir une empreinte significative dans la bande de Gaza, occupant environ 70% de son territoire, un écart par rapport aux 53% contrôlés en vertu de l'accord de cessez-le-feu de 2025.
Le ministre des Transports Miri Regev a exprimé son soutien aux efforts limités de reconstruction, les présentant comme une étape vers la normalisation de la vie à Gaza. Cependant, des figures de la ligne dure comme le député Avigdor Liberman ont accusé Netanyahou de compromettre la sécurité d'Israël en donnant la priorité à l'aide humanitaire plutôt qu'à l'élimination du Hamas.
Alors que le Conseil de la paix continue de s'engager avec Israël et le Hamas, l'absence de lignes directrices claires sur la ligne jaune et l'étendue des retraits de Tsahal a créé une ambiguïté. Les responsables de la défense israéliens sont divisés sur la quantité de territoire à céder en échange d'un désarmement partiel, certains préconisant une zone de sécurité réduite et d'autres insistant sur le maintien d'un contrôle maximal.
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