L'Institut national de la statistique (INS) a récemment publié des données qui montrent une préoccupation persistante concernant la pauvreté et l'exclusion sociale en Roumanie. Selon les données de 2025, près d'un Roumain sur cinq, soit 18,4% de la population résidente, vivait dans des économies dont le revenu était inférieur au seuil de pauvreté, et plus de 5,2 millions de personnes étaient à risque de pauvreté ou d'exclusion sociale.
Les données indiquent également une tendance à l'accroissement de la pauvreté dans certaines catégories de la population, telles que les adolescents, les enfants et les personnes âgées.
Les taux de pauvreté varient selon les groupes démographiques: les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont les plus touchés, avec un taux de 25,8%, tandis que les enfants et les adolescents de moins de 18 ans enregistrent un taux de 23,6%.
L'analyse des données de l'INS montre que l'absence de pensions et de transferts sociaux a entraîné une augmentation spectaculaire du nombre de personnes vivant dans la pauvreté. Si ces revenus n'avaient pas été payés, près de 44,2% de la population, soit environ 4,4 millions de personnes, auraient été touchées par la pauvreté. La situation aurait été extrêmement grave pour les personnes de plus de 65 ans, où 87,9% de la population auraient été touchées.
Un autre aspect important est l'intensité du travail dans les ménages.Environ 785 000 personnes âgées de moins de 65 ans vivent dans des ménages à intensité de travail très réduite, c'est-à-dire dans des ménages où les adultes gagnent moins de 20% de leur potentiel de travail.La proportion de ces personnes a augmenté de 5,6% par rapport à 4,3% en 2024.Les femmes ont été plus touchées que les hommes, avec une proportion de 6,7% par rapport à 4,6% pour les hommes.
Les régions ont varié en ce qui concerne le taux de pauvreté: la région du Sud-Est a enregistré le taux le plus élevé (38%), tandis que la région de Bucarest-Ilfov affichait le taux le plus faible (13,6%).Les ménages constitués de deux adultes avec trois ou plusieurs enfants dépendants étaient les plus exposés au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, avec une incidence de 50,2%, suivis des ménages monoparentaux, où l'indicateur atteignait 45,7%.Au total, environ 403 000 personnes étaient confrontées simultanément aux trois formes de vulnérabilité analysées par l'INS: risque de pauvreté, privation matérielle et sociale sévère et traîner dans des ménages à très faible intensité de travail.
Dans ce contexte, le Bloc national syndical (BNS) a demandé au gouvernement une réforme urgente de la législation sur le travail, la protection sociale et le logement. L'organisation syndicale soutient que les salaires ne peuvent pas faire face au coût de la vie et que l'inflation et la formation au travail inhabituelles réduisent le pouvoir d'achat des travailleurs. Le BNS souligne l'importance des négociations collectives dans la réduction de la pauvreté et demande une plus grande implication des partenaires sociaux dans la définition des politiques salariales et sociales.
Le président de la BNS, Dumitru Costin, a indiqué que la Roumanie n'était pas en mesure d'assumer elle-même ces changements et que la nouvelle stratégie européenne offrait un cadre d'action important dont le succès dépendait de la capacité des États membres à transformer les principes en réformes concrètes.
La stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, présentée par la Commission européenne en mai 2026, représente un changement significatif dans la politique sociale européenne. Le document définit la pauvreté non seulement par le niveau de revenu, mais aussi par l'indicateur AROPE, qui inclut le risque de pauvreté, la privation matérielle et sociale sévère et la participation réduite au marché du travail. Environ 92,7 millions d'Européens, soit 20% de la population de l'Union européenne, sont exposés au risque de pauvreté sociale.
4 articles
Digi24IndépendantCentrehier Le taux de chômage a grimpé à 6,4% en mai.Le taux de chômage saisonnier ajusté en Roumanie a légèrement augmenté pour atteindre 6,4% en mai 2026, en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à avril 2026. Le chômage des jeunes reste élevé, atteignant 28,8% parmi les 15-24 ans, ce qui signifie que près de trois jeunes actifs sur dix sur le marché du travail sont au chômage. Cela place la Roumanie parmi les taux de chômage des jeunes les plus élevés de l'Union européenne. Le nombre de chômeurs âgés de 15 à 74 ans a augmenté pour atteindre 522.100 en mai, ce qui est plus élevé qu'en avril 2026 et la même période en 2025. Le chômage des femmes (6,5%) a dépassé le chômage des hommes (6,3%), bien que le chômage des adultes (âgés de 25 à 74 ans) soit resté stable à 4,9%. Les adultes représentaient 72,4% de tous les chômeurs estimés en mai 2026.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des données statistiques de l'Institut national de la statistique (INS), qui est une source officielle.
Digi24IndépendantCentreil y a 4 j INS: Près d'un Roumain sur cinq vivrait sous le seuil de pauvreté en 2025.Selon les données publiées par l'Institut national de la statistique (INS), près de 5,2 millions de Roumains étaient exposés au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2025, ce qui représente 18,4% de la population vivant dans des ménages dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté. Le taux de risque de pauvreté (AROPE) était de 27,4%, légèrement inférieur à 2024.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des données statistiques sur la pauvreté et l'exclusion sociale en Roumanie sans approuver ou critiquer ouvertement des partis ou des politiques politiques spécifiques.
AdevărulIndépendantCentreil y a 5 j BNS cere reforme urgente după lansarea Strategiei UE de combatere a sărăciei. Ce schimbări pregătește BruxellesLa première stratégie de l'Union européenne pour lutter contre la pauvreté a mis la pression sur les États membres pour accélérer les réformes sociales et les changements sur le marché du travail. Le bloc syndical national (BNS) a salué le document de la Commission européenne et a appelé le gouvernement roumain à réviser d'urgence les politiques de salaire minimum, les systèmes de négociation collective, les mécanismes de protection sociale et le logement abordable. La Roumanie fait face à des défis importants, car plus d'un quart de sa population est menacée de pauvreté ou d'exclusion sociale, l'un des taux les plus élevés de l'UE.
Lecture du biais (Centre): L'article présente les points de vue du bloc syndical national (BNS), qui plaide pour des réformes spécifiques liées aux salaires, aux protections sociales et aux conditions de travail.
Digi24IndépendantCentreil y a 5 j BNS pune presiune pe Guvern: cere reforme urgente în legislația muncii. „România nu îşi mai poate permite amânarea acestor schimbări”Le Bloc national syndical (BNS), une importante fédération syndicale en Roumanie, a appelé le gouvernement à mettre en œuvre de toute urgence des réformes dans la législation du travail, les systèmes d'assistance sociale et les politiques de logement. Cela intervient en réponse à la publication de la première stratégie de l'Union européenne pour combattre et prévenir la pauvreté. Le BNS souligne que l'inflation, les accords de travail non standard, les contrats à durée déterminée et le travail à temps partiel involontaire ont réduit le pouvoir d'achat des travailleurs et augmenté la pauvreté au travail.
Lecture du biais (Centre): L'article présente les revendications de la BNS et leur justification fondée sur la stratégie de l'UE, sans favoriser ouvertement aucun parti.
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