Le 27 juillet 2026, la Haute Cour de Madras a annulé l'ordonnance du gouvernement du Tamil Nadu accordant des emplois gouvernementaux aux familles des 41 personnes décédées dans la bousculade de Karur, invoquant des violations des principes constitutionnels. L'ordonnance, initialement approuvée par la cour le 10 juillet, avait permis l'attribution de postes gouvernementaux temporaires aux membres de la famille éligibles des victimes, sous réserve d'un examen judiciaire.
Le tribunal a souligné que de telles décisions ne devraient pas outrepasser les besoins de ceux qui attendent déjà des nominations compatissantes dans les ministères. La ruée de Karur a eu lieu le 27 septembre 2025, lors d'un rassemblement organisé par le chef du Tamilga Vettri Kazhagam (TVK) et le ministre en chef de l'époque, C. Joseph Vijay, dans le district de Karur.
Des témoins et des responsables ont attribué la tragédie à un contrôle inadéquat de la foule, à une sécurité insuffisante et à une infrastructure médiocre sur le site. La police du Tamil Nadu a ensuite accusé les organisateurs de TVK de violer les protocoles de sécurité, tandis que le parti lui-même a critiqué les autorités pour avoir échoué à gérer l'événement de manière adéquate.
Le 10 juillet 2026, le ministre en chef Vijay a personnellement rendu visite à Karur et distribué des ordres de nomination à 32 membres de la famille, marquant un moment poignant rempli d'émotion. Le geste a été largement rapporté comme étant à la fois politiquement motivé et émotionnellement chargé, bien que les critiques aient fait valoir qu'il manquait de fondement juridique.
Cependant, la cour a ensuite inversé sa position, notant que le gouvernement avait contourné les procédures standard pour les nominations compatissantes. La cour a souligné que des milliers de candidats attendaient déjà de telles opportunités et que l'octroi d'un statut spécial aux familles des victimes de Karur porterait atteinte au principe de l'égalité d'accès à l'emploi public.
Le gouvernement du Tamil Nadu, représenté par des fonctionnaires, a défendu la décision, affirmant que les nominations ont été effectuées dans le strict respect des lignes directrices établies. Ils ont fait valoir que les postes n'étaient pas des emplois ordinaires, mais des formes essentielles de soutien aux familles vulnérables. Cependant, la cour a rejeté cet argument, soulignant que tous les postes gouvernementaux ont une valeur inhérente et ne devraient pas être attribués de manière sélective en fonction de circonstances personnelles.
À la lumière de la décision du tribunal, le gouvernement du Tamil Nadu a indiqué son intention de faire appel de la décision devant la Cour suprême. L'affaire met en évidence la tension entre la discrétion administrative et les mandats constitutionnels, en particulier en temps de crise. Au fur et à mesure que la bataille juridique se déroule, l'accent sera mis sur la meilleure façon d'équilibrer la compassion avec la primauté du droit, en veillant à ce que les actions du gouvernement restent transparentes, équitables et constitutionnelles.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien