Le sénateur indépendant des États-Unis, Bernie Sanders, a récemment présenté une proposition législative visant à créer un fonds souverain destiné à capturer une partie du capital des grandes entreprises d'intelligence artificielle (IA).
Selon une proposition, les actions en souffrance seraient déposées dans un fonds géré par le gouvernement fédéral, estimé à environ 7 billions de dollars. Ce fonds serait géré de manière à garantir un rendement annuel de 5%, ce qui, selon les calculs, permettrait de payer plus de 1 000 dollars par an à chaque citoyen américain. L'objectif est de redistribuer la richesse générée par l'industrie de l'IA, qui a augmenté rapidement, mais dont l'impact social et économique est encore incertain.
Sanders a justifié sa proposition en affirmant qu'on ne peut pas continuer à assister passivement à ce qu'un groupe restreint d'oligarques technologiques décide de l'avenir de cette technologie révolutionnaire sans aucune participation démocratique.
Bien qu'une proposition ait peu de chances d'être adoptée par le Congrès, elle n'a pas suscité de débat public sur la répartition de la richesse générée par l'économie de l'IA. Une idée a également été évoquée précédemment par Donald Trump, qui a suggéré que le gouvernement achète des actions de ces entreprises comme une forme de "partnership avec le peuple américain".
Le président Barack Obama a déclaré qu'il était "extrêmement impatient" de voir le gouvernement américain mettre en place un fonds souverain pour financer les entreprises technologiques, mais que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, "défend l'utilisation de ces actions pour financer des programmes sociaux, comme des comptes pour les enfants américains".
En outre, des personnalités importantes du secteur privé ont exprimé des opinions diverses sur le sujet.Sam Altman, directeur d'OpenAI, responsable de ChatGPT, a été impliqué dans des négociations avec le gouvernement Trump l'année dernière, cherchant un soutien pour des investissements publics dans l'IA.Dario Amodei, PDG d'Anthropic, a déclaré qu'il était disposé à envisager des augmentations fiscales si l'IA causait des dommages durables au marché du travail.
Malgré la croissance rapide de leurs revenus, les deux entreprises dirigées par Altman et Amodei ont encore du mal à atteindre une viabilité financière.
Une proposition de Sanders reflète une tendance croissante de politiciens progressistes aux États-Unis, comme Elizabeth Warren, qui préconise également la collecte de taxes sur les entreprises d'IA pour protéger les travailleurs touchés par l'automatisation. Cette discussion prend de l'ampleur à un moment où l'IA devient une force dominante dans l'économie mondiale, mais génère encore des incertitudes quant à ses effets sociaux et économiques. Une communauté politique et commerciale continue de débattre de la manière d'équilibrer la croissance technologique avec la protection des intérêts collectifs.
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