Les problèmes routiers de Bengaluru ont pris une tournure tragique mercredi lorsque Medha Akarsh, une employée de l'EPFO de 32 ans originaire du Kerala, a perdu la vie dans un grave accident. L'incident s'est produit sur la route principale d'Ananth Nagar, à seulement 3 kilomètres de son domicile, alors qu'elle roulait sur un deux-roues pour aller travailler. Selon les informations, l'accident s'est produit lorsqu'une voiture devant elle a brusquement freiné après qu'un piéton est entré dans la route. Le conducteur de Medha a tenté de s'arrêter, mais le scooter a roulé sur un tronçon de route boueux et endommagé.
L'accident a provoqué une indignation immédiate parmi les habitants d'Ananth Nagar, qui se sont rassemblés pour une marche aux chandelles mercredi soir. Ils ont accusé le conseil municipal de Chandapura de négligence de longue date et ont appelé à la responsabilité. Les activistes locaux et les dirigeants communautaires ont fait valoir que les conditions routières ont joué un rôle essentiel dans la tragédie.
Les résidents ont affirmé que bien que la route ait subi plusieurs réparations, la qualité des travaux était médiocre, ce qui a entraîné une détérioration rapide de la surface. La question plus large de l'entretien des routes à Bengaluru est devenue un sujet de discussion récurrent. Avec un réseau routier s'étendant sur plus de 13 000 kilomètres, la ville fait face à une crise massive de nids de poule. En mars 2026, près de 41 150 nids de poule avaient été identifiés, dont 39 887 auraient été réparés. Cependant, la récurrence des problèmes persiste, les résidents et les représentants du public signalant fréquemment de nouveaux nids de poule et des dommages aux sections précédemment réparées.
L'un des facteurs clés contribuant aux problèmes en cours est l'excavation répétée de routes pour des projets d'infrastructure. Les entreprises de services publics creusent régulièrement des routes pour installer des pipelines d'eau et d'assainissement, des câbles électriques, des lignes de gaz et des réseaux de fibres optiques. Ces fouilles créent des risques supplémentaires si le processus de rétablissement est retardé ou mal exécuté. La police de la circulation a émis des avis aux entrepreneurs concernant les travaux routiers en attente, mais les retards sont souvent attribués à d'autres agences civiques ou à des projets d'utilité inachevés.
Les résidents soutiennent que le danger réel va au-delà des nids de poule individuels. L'état général de la route affecte considérablement la sécurité. Dans une ville animée, les conducteurs et les cyclistes doivent constamment s'adapter à des scénarios imprévisibles, tels que les piétons entrant dans la circulation, les véhicules faisant des virages soudains ou les cyclistes entrant dans la voie. Pour une navigation sûre, les routes doivent offrir une traction adéquate, une visibilité claire, une largeur suffisante et des surfaces prévisibles.
Les activistes locaux, dont John Athaide du Forum des citoyens responsables de l'Anekal Taluk, ont critiqué le manque d'attention des politiciens locaux et des organismes civiques. Ils affirment que les efforts visant à remédier aux conditions routières ont été accueillis avec indifférence. Les résidents ont à plusieurs reprises approché le député d'Anekal, Shivanna, demandant des améliorations, mais leurs appels ont été ignorés. De même, le conseil municipal de Chandapura n'a pas répondu de manière adéquate aux préoccupations de la communauté.
Ils ont noté que le conseil avait promis de tenir une réunion d'urgence avec les responsables concernés, y compris les entrepreneurs routiers, pour régler les griefs. Bien que l'issue de cette réunion reste incertaine, l'incident a souligné la frustration croissante des citoyens face à la gestion des infrastructures de la ville.
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