Une nouvelle phase de tension a émergé dans l'impasse en cours entre les États-Unis et l'Iran, centrée sur les eaux stratégiques du détroit d'Ormuz. La décision du président Donald Trump de retarder une nouvelle action militaire a introduit un bref répit, mais les questions fondamentales restent non résolues. Washington persiste à exiger la restauration complète du libre passage à travers le détroit et des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de l'Iran. Pendant ce temps, Téhéran maintient que la coopération maritime ne peut avoir lieu qu'avec la levée des sanctions économiques, l'assouplissement d'un blocus naval et l'accomplissement de l'aide promise.
Le désaccord porte sur l'interprétation du protocole d'accord d'Islamabad (MoU), signé en juin. Bien que l'accord visait à atténuer les tensions, les points de vue divergents des deux parties ont conduit à des compréhensions contradictoires de son objectif. S. considère le protocole d'accord comme un outil pour traduire la pression militaire en retenue iranienne, alors que l'Iran le perçoit comme un accord de sécurité réciproque, offrant la retenue en échange de protection et de soulagement économique.
Washington opère dans la conviction que l'Iran a été stratégiquement affaibli par des actions militaires soutenues, des sanctions économiques et des dommages aux infrastructures. S. considère le protocole d'accord comme une extension de sa stratégie plus large d'exercer une influence par la diplomatie après des années de pression militaire. S. offre un allégement des sanctions ou une aide financière. Tout écart par rapport à cet ordre, selon Washington, risque de récompenser un comportement agressif et de permettre à l'Iran de retrouver sa force économique sans s'attaquer aux causes profondes du conflit.
Il soutient que, malgré de lourdes pertes, il n'a pas abandonné ses capacités stratégiques et que l'endurance elle-même représente une forme de victoire. , alors qu'il est dominant en termes militaires conventionnels, n'a pas réussi à obtenir une résolution politique durable. De ce point de vue, le protocole d'accord n'est pas un signe de défaite, mais la preuve que la résistance peut produire un effet de levier diplomatique.
La position de l'Iran souligne également l'importance de la liberté de navigation en tant que principe universel, et non un sujet de négociation. Le détroit d'Ormuz est considéré comme essentiel pour le commerce mondial de l'énergie et doit donc rester ouvert sans conditions politiques. Toute tentative iranienne de réglementer le trafic ou d'imposer des restrictions est considérée comme un acte de coercition plutôt que comme une mesure de sécurité légitime.
L'insistance de la Corée du Sud à lier la normalisation maritime à la suppression des sanctions économiques reflète un désir de modifier l'équilibre des pouvoirs en sa faveur. Les demandes de la Corée du Sud soulignent le fossé croissant entre les deux nations, aucune d'entre elles n'étant disposée à faire de compromis sur des objectifs stratégiques clés.
La voie à suivre dépend de la capacité des deux parties à trouver un terrain d'entente, ou à continuer sur une voie de méfiance mutuelle et de priorités concurrentes.
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