Les plans d'une visite du Premier ministre bangladais Tarique Rahman en Inde plus tôt cette semaine se sont effondrés, selon des responsables proches des discussions. Cependant, les deux nations restent engagées dans des pourparlers pour reprogrammer potentiellement le voyage pour la fin août, selon des sources familières avec la situation. La visite proposée avait initialement été prévue pour le 23-24 août, avec des arrangements détaillés déjà en cours, y compris un accueil cérémonial et un banquet au Rashtrapati Bhavan, la résidence officielle du président indien. Ces préparatifs comprenaient une "Cérémonie de changement de garde" prévue au palais présidentiel le 22 août, qui a été brièvement annoncée mais plus tard retirée.
L'annonce initiale de la cérémonie avait suscité des spéculations sur la visite imminente, mais le retrait de l'avis a laissé de nombreuses questions sans réponse. Selon des initiés, l'annulation de la cérémonie était liée aux préparatifs de la visite potentielle de Rahman.
Humayun Kabir, le conseiller des affaires étrangères de Rahman, continue de s'engager dans des communications en coulisse avec ses homologues indiens pour explorer la faisabilité de planifier la visite plus tard en août. Kabir, qui devrait assumer un nouveau rôle de ministre des Affaires étrangères à la suite d'une remise en état du cabinet, a récemment déclaré que la probabilité que Rahman assiste au sommet des BRICS en septembre reste faible à moins que des conditions spécifiques ne soient remplies.
La visite proposée intervient au milieu de tensions accrues entre l'Inde et le Bangladesh, qui ont augmenté depuis l'éviction de l'ancien Premier ministre Sheikh Hasina dans un soulèvement mené par des étudiants en août 2024.
La demande souligne la sensibilité de la question et met en évidence les profondes divisions entre les deux nations. Bien que l'Inde n'ait pas officiellement commenté la demande, elle a constamment souligné la nécessité d'un dialogue et d'un respect mutuel pour résoudre les différends en suspens.
Les sujets susceptibles d'être discutés incluent la présence de Hasina en Inde, la coopération au développement, la libéralisation du commerce, les demandes d'approvisionnement en énergie du Bangladesh et le renouvellement du traité sur les eaux du Gange.
Pendant ce temps, les dirigeants du Bangladesh évalueraient soigneusement leurs options, en équilibrant les pressions politiques intérieures avec la nécessité d'améliorer les relations avec son plus grand voisin.
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