La Haute Cour de Delhi a condamné l'idée qu'une femme portant un jean puisse "corrompre les jeunes garçons", la qualifiant de mentalité profondément troublante et inacceptable.Dans une décision détaillée de 50 pages, le banc dirigé par le juge Chandrasekharan Sudha a rejeté l'idée que le choix des vêtements d'une femme puisse être utilisé pour remettre en question son caractère ou détourner la culpabilité dans les procédures judiciaires.La Cour a souligné que cette pensée régressive n'avait pas sa place dans le système judiciaire et a mis en garde contre l'utilisation de l'habillement d'une victime comme base d'un examen minutieux ou d'un jugement moral.
L'incident s'est produit en juillet 2013 lorsque l'accusé aurait fait des commentaires inappropriés et touché la joue et la hanche de la jeune fille. Au cours du procès, la défense a soulevé des inquiétudes au sujet des vêtements de la jeune fille, suggérant que les résidents locaux, décrits comme orthodoxes, s'étaient opposés à ce qu'elle porte des vêtements de style occidental.
Le tribunal a critiqué cette approche comme une tentative d'embarrasser, d'humilier et de juger moralement le plaignant, affirmant que de telles tactiques auraient dû être interdites par le juge de première instance dès le début. Le tribunal a souligné que le choix de la tenue d'une femme est une question de liberté personnelle et ne devrait pas faire l'objet d'un examen minutieux par les voisins, la société ou même les représentants légaux. Il a appelé à un changement sociétal vers l'enseignement des enfants pour réglementer leur comportement, respecter les limites personnelles et traiter les individus avec dignité, indépendamment du sexe ou de l'habillement.
La décision met en lumière des questions plus larges concernant le traitement des victimes féminines dans les affaires judiciaires, en particulier lorsque leurs vêtements deviennent un point focal d'enquête. La position de la Haute Cour s'aligne sur les appels croissants à la réforme de la manière dont les systèmes juridiques traitent les cas d'inconduite sexuelle, soulignant la nécessité de se concentrer sur les actions de l'accusé plutôt que sur l'apparence de la victime.
La police locale a confirmé que les filles avaient disparu et ont finalement été localisées grâce à l'analyse des images de vidéosurveillance. Les autorités ont depuis déposé des accusations en vertu de la Loi de 2012 sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles (POCSO) et s'efforcent d'arrêter les suspects. Les efforts sont en cours pour déterminer si d'autres personnes ont été impliquées dans l'incident. La police a mené des enquêtes à l'école, à la gare routière et à l'endroit où l'agression aurait eu lieu. Les deux victimes ont subi des examens médicaux et l'affaire continue de se dérouler. Dans une autre affaire, la Haute Cour de Delhi a confirmé la condamnation d'un homme qui a agressé sexuellement un garçon sans-abri de 11 ans.
Le juge a reconnu que le garçon, qui vivait dans la rue et gagnait sa vie en ramassant des chiffons, n'avait peut-être pas connu son âge exact ou les détails de l'attaque avec la même clarté qu'une personne dans un environnement stable.
La décision a renforcé l'importance de considérer le contexte dans lequel une victime témoigne, en particulier lorsqu'il s'agit de populations vulnérables telles que les enfants sans-abri.
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