La police du canton de Solothurn devrait augmenter de 100 postes au cours des prochaines années, selon les plans annoncés par le gouvernement cantonal. Cette décision vise à répondre aux préoccupations croissantes concernant les taux de criminalité et les niveaux de personnel, les responsables citant la nécessité d'améliorer la sécurité publique et de maintenir l'attractivité de la région en tant que lieu de vie et de travail.
La décision fait suite à une initiative parlementaire qui appelait à un examen des capacités et des structures de la police. En conséquence, le curRapport sur la sécurité 26+ a été publié, mettant en évidence les défis auxquels le canton est confronté. Selon le rapport, Solothurn est actuellement le troisième plus haut niveau d'activité criminelle du pays tout en conservant l'une des plus faibles densités policières. Ce déséquilibre a conduit à une charge de travail exceptionnellement élevée par agent, le canton enregistrant le plus grand nombre de rapports par personnel de police à l'échelle nationale.
La directrice de la sécurité cantonale, Susanne Schaffner, a souligné que l'augmentation prévue du personnel représente un investissement dans la sécurité à long terme, la qualité de vie et l'attrait du canton en tant que lieu. Elle a noté que la situation actuelle reflétait une prise de conscience croissante parmi les résidents de la hausse des taux de criminalité, malgré les efforts antérieurs du gouvernement pour obtenir des ressources supplémentaires.
Bien que le coût exact du plan n'ait pas encore été entièrement divulgué, elle a mentionné que la phase initiale de trois ans impliquerait plusieurs millions de francs de dépenses. L'objectif est de s'assurer que la police peut mieux gérer à la fois les tâches préventives et le fardeau administratif croissant auquel elle est confrontée.
Selon Emmanuel Fivaz, président de l'Association suisse des policiers (VSPB), l'expansion prévue à Solothurn est une étape positive. Il a souligné que le canton était sous-représenté en termes de couverture policière par rapport aux autres régions, en particulier compte tenu de sa taille démographique.
Il a également souligné les pressions administratives auxquelles le personnel de police est confronté, ce qui a contribué à réduire la capacité de police proactive. L'VSPB a salué la décision, affirmant qu'elle démontre la reconnaissance des problèmes affectant à la fois la communauté et la main-d'œuvre. L'association considère ce mouvement comme un ajustement nécessaire pour assurer l'efficacité continue des services d'application de la loi dans le canton.
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