Les forces israéliennes sont intervenues dans le village de Qusra en Cisjordanie après qu'un groupe de colons a encerclé trois maisons palestiniennes pendant plusieurs jours, provoquant une réprimande publique rare de l'ambassadeur des États-Unis en Israël. La situation s'est déroulée dans la partie nord du territoire occupé, à environ 16 kilomètres au sud de la ville palestinienne de Naplouse. Selon des responsables locaux, les colons, soupçonnés d'être membres d'une faction extrémiste, se sont rassemblés en nombre allant de dizaines à plus d'une centaine, entourant les maisons et empêchant les résidents de quitter.
Son frère, Qusai Abu Rida, ainsi que son fils, s'étaient réfugiés à l'intérieur de la maison pendant le siège. Les résidents ont décrit les conditions comme désastreuses, avec des approvisionnements en baisse et l'accès à la nourriture et à l'eau restreint.
Selon des déclarations officielles, l'armée a démantelé deux avant-postes illégaux près des propriétés touchées et a détenu un individu israélien.
L'incident a immédiatement attiré l'attention des États-Unis, en particulier de l'ambassadeur Mike Huckabee, qui est généralement aligné sur le mouvement des colons israéliens, mais a déjà critiqué la violence des colons.
Le bureau a accusé Israël, en tant que puissance occupante, de soutenir ou de ne pas empêcher les actions des colons, qu'il a décrites comme "criminelles" et visant à forcer les familles palestiniennes à abandonner leurs maisons. Cela fait suite aux inquiétudes croissantes concernant l'escalade de la violence des colons dans toute la Cisjordanie, avec des rapports indiquant une augmentation significative des incidents impliquant des agressions physiques, des menaces et la destruction de biens.
Il s'agit notamment de cas d'extrême brutalité, comme l'incident de mars au cours duquel des colons ont déshabillé un homme, l'ont attaché avec des attaches de câble autour de ses organes génitaux et l'ont traîné dans un village. Un autre exemple s'est produit en avril, lorsqu'un colonisateur a abattu un étudiant palestinien de 14 ans sur le terrain de l'école. Plus récemment, en août, un groupe de colons a assiégé trois familles palestiniennes dans une zone rurale près de Naplouse pendant plusieurs jours, coupant les fournitures essentielles. Malgré l'augmentation alarmante de la violence, les conséquences juridiques restent minimes. En Israël, 94% des plaintes déposées contre des colons pour des actes de violence n'aboutissent à aucune accusation formelle.
Les responsables de l'Union européenne ont exprimé leur inquiétude sur la question, mais n'ont pas encore mis en œuvre de mesures tangibles. L'Allemagne, en particulier, n'a pas imposé de sanctions aux personnes qui défendent les colons, y compris le politicien de droite Itamar Ben-Gvir, qui est ministre israélien de la sécurité nationale. Le conflit en cours met en évidence le fossé croissant entre le gouvernement israélien et les organismes internationaux concernés par les droits de l'homme. Alors que les tensions continuent de s'intensifier, la pression monte sur les dirigeants mondiaux pour qu'ils réagissent de manière décisive à la menace croissante posée par la violence des colons.
Avec les prochaines élections en Israël prévues pour octobre, le timing semble crucial pour tout changement potentiel de politique ou de position internationale.
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