À l'approche de son 50e anniversaire, le terme " mortel " est au cœur des célébrations, symbolisant à la fois la fierté culturelle et la résilience des peuples autochtones et des insulaires du détroit de Torres. Le mot, profondément ancré dans l'anglais autochtone, porte des connotations très éloignées de sa définition littérale en anglais standard. Au lieu de cela, il représente l'excellence, la force et le sentiment d'accomplissement. Le thème de cette année, "50 ans de mortel", reflète cinq décennies de progrès, de défis et de l'esprit durable des Australiens autochtones.
C'est un terme qui résume les expériences vécues par de nombreux Australiens autochtones, souvent utilisé pour décrire des moments de triomphe, d'unité et de succès personnel ou collectif. Par exemple, Matt Francis, un homme Nyul Nyul et Bardi de Broome, se souvient avoir entendu le mot dans divers contextes - événements communautaires, conversations familiales et même sur le terrain de sport.
Francis souligne comment le terme a évolué au fil du temps, notant que si " mortel " reste largement reconnu, sa signification peut varier subtilement en fonction de la personne qui l'utilise. Il est particulièrement intéressé à explorer ces variations et à comprendre comment elles reflètent le voyage plus large des 50 dernières années. Cette exploration n'est pas simplement académique mais profondément personnelle, car elle cherche à relier les individus à travers les régions et les générations grâce à un langage et une expérience partagés.
Elle explique que " mortel " est apparu pendant une période marquée par la colonisation, lorsque les peuples autochtones ont adapté le vocabulaire européen à leurs propres expressions culturelles. Pour elle, le mot signifie fierté et reconnaissance, particulièrement évident dans les événements sportifs et les rassemblements communautaires où il est fréquemment utilisé pour célébrer les réalisations et les jalons. Dans le domaine de la musique, le terme trouve une résonance dans les œuvres d'artistes tels que Jason Dimer, un homme de Ngadjudaw Mudonga de la région des Goldfields en Australie occidentale.
Dimer considère le thème NAIDOC de cette année comme une occasion d'honorer les réalisations des peuples autochtones tout en fixant des objectifs ambitieux pour les générations futures. Il croit en l'importance de laisser un héritage qui inspire et donne du pouvoir à ceux qui suivront. Vincent Carter, un homme Gooniyandi et Kija, ajoute une autre couche à la discussion en soulignant comment "mortel" se rapporte à l'identité et à la représentation. Selon Carter, le terme incarne l'essence d'être fidèle à soi-même, à sa communauté et à ses origines. C'est un rappel de la riche tapisserie de cultures et d'histoires qui composent le tissu diversifié de la société autochtone australienne.
Alors que la nation se prépare à commémorer la semaine NAIDOC, l'accent mis sur " mortel " souligne le voyage de réconciliation et de reconnaissance en cours. Le terme continue d'évoluer, reflétant la nature dynamique de la culture autochtone et les efforts persistants pour préserver et promouvoir l'anglais autochtone. Avec chaque année qui passe, la célébration de " mortel " devient plus qu'un simple phénomène linguistique - elle se transforme en une puissante déclaration d'identité, de résilience et d'espoir pour l'avenir.
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