Trois jours après les manifestations du 20 juillet à New Delhi, où des vidéos ont été diffusées montrant la police de Delhi et la Force d'action rapide (RAF) utilisant des pistolets à pellets et une force excessive contre des manifestants non armés, ni la police de Delhi ni le ministère de l'Intérieur (MHA) n'ont publié de déclarations reconnaissant les incidents ou clarifiant leur position.
La Haute Cour de Delhi est intervenue le 22 juillet, ordonnant au Centre et à la police de Delhi de répondre aux pétitions de litige d'intérêt public (PIL) alléguant une force excessive pendant la manifestation. La cour a également ordonné la préservation de toutes les preuves vidéo, y compris des images de vidéosurveillance et des enregistrements liés à l'incident du 20 juillet.
Parmi les victimes, deux personnes auraient subi des blessures par balle. L'un d'eux, Sahil Lochab, âgé de 19 ans, risque de perdre la vue définitivement à l'œil droit en raison d'une balle pénétrant dans sa pupille. Sa famille a déclaré qu'il reçoit actuellement un traitement dans un hôpital gouvernemental. Un autre individu, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été touché par une balle près d'un vaisseau sanguin majeur dans le cou, ce qui soulève des inquiétudes quant à d'éventuelles complications de santé à long terme.
Selon les rapports, les balles ont été tirées par le personnel de la RAF, et l'utilisation de telles armes a attiré des comparaisons avec des cas antérieurs dans des régions comme le Jammu-et-Cachemire et le Manipur, où des tactiques similaires ont entraîné de graves blessures et des protestations publiques. La police de Delhi a d'abord nié l'utilisation de pistolets à pellets, affirmant que ces armes ne faisaient pas partie de leur équipement standard.
Le ministère de l'Intérieur, quant à lui, n'a pas encore commenté publiquement les allégations. Les témoignages des manifestants ajoutent à la gravité de la situation. Eenesh, un jeune de 26 ans du Chhattisgarh, a décrit comment lui et des centaines d'autres ont été poussés en avant par une force massive, entraînant une collision avec des barricades et une intervention policière ultérieure.
En effet, les représentants juridiques des requérants ont présenté des preuves convaincantes, dont plus de 130 vidéos documentant les événements. L'avocat principal Gopal Sankaranarayanan a souligné que de nombreux membres du personnel impliqués n'étaient pas correctement identifiés, car certains n'avaient pas porté de badges ou d'uniformes.
Le tribunal a demandé à la police de Delhi de fournir des informations détaillées sur le déploiement du personnel et l'utilisation d'équipements spécifiques pendant la manifestation. La Haute Cour de Delhi a souligné que l'incident ne pouvait pas être considéré comme un événement isolé et nécessitait une réponse complète des autorités.
Les procédures judiciaires en cours soulignent la pression croissante sur l'administration pour répondre aux préoccupations des manifestants et assurer la responsabilité.
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