Une femme ukrainienne soupçonnée d'être impliquée dans un attentat à la bombe à Monaco a été retrouvée morte près de Kiev. La suspecte, identifiée comme Anastasia Beresowska, a été découverte avec plusieurs blessures par balle à la tête. Selon les rapports de la police ukrainienne, le corps a été retrouvé mardi, marquant la conclusion d'une enquête très médiatisée sur l'incident survenu plus tôt cette année.
L'attaque a eu lieu le 29 juin, lorsqu'un colis contenant des explosifs a été livré à la maison de Wadym Yermolayev, un entrepreneur ukrainien basé à Monaco. L'explosion a causé des blessures importantes à lui, à son partenaire et à leur enfant.
Selon la police, ces deux hommes, identifiés comme un ancien membre des services de sécurité et un employé de l'agence de renseignement militaire ukrainienne HUR, avaient effectué plusieurs transactions financières impliquant des crypto-monnaies et des comptes bancaires liés à Beresowska.
En plus des développements entourant la mort de Beresowska, l'armée ukrainienne a annoncé de nouvelles attaques contre les infrastructures russes. Dans la nuit de mardi, les forces de drones ukrainiennes ont ciblé huit pétroliers appartenant à la soi-disant flotte fantôme de la Russie dans la mer d'Azov, ainsi qu'un cargo et un ferry. Ces navires, transportant du carburant destiné à la Crimée, étaient sous sanctions internationales. Les attaques visent à perturber la chaîne d'approvisionnement de la Russie en carburant et en munitions, cruciales pour soutenir ses opérations militaires sur la péninsule de Crimée.
L'armée ukrainienne a souligné que de telles actions entravent la capacité de la Russie à répondre aux besoins logistiques de ses troupes, en particulier en Crimée. Dans un autre développement, les forces ukrainiennes auraient attaqué deux usines dans la région russe de Bryansk mardi soir. Une installation produit de la microélectronique pour l'armée russe, tandis que l'autre est une usine chimique. Les responsables russes ont répondu à ces attaques avec des déclarations sur le nombre de drones détruits sur leur territoire. Le gouverneur de Bryansk, Jegor Kovalchuk, a rapporté que 103 drones ukrainiens avaient été abattus sur la région.
Pendant ce temps, le maire de Moscou, Sergei Sobyanin, a noté que plus de 400 drones ukrainiens avaient été dirigés vers Moscou et ses environs, bien que la plupart aient été neutralisés avant d'atteindre leurs cibles.
La situation souligne les tensions et les défis auxquels sont confrontées les autorités ukrainiennes et russes dans le traitement des incidents transfrontaliers et des affrontements militaires.
Alors que les deux parties continuent d'intensifier leurs efforts militaires, la région fait face à un avenir incertain marqué par un conflit accru et des manœuvres stratégiques.
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