Le ministre des Affaires intérieures, le Dr Leon Schreiber, a annoncé que 65 fonctionnaires ont été licenciés et 16 suspendus depuis juillet 2024, tandis que neuf autres ont été condamnés pour violation des règlements du département.
L'enquête de l'UES, lancée pour répondre aux allégations de fraude généralisée, a conduit à des mesures disciplinaires contre de nombreux fonctionnaires. Schreiber a déclaré que le département ne pouvait pas confirmer le nombre exact de documents frauduleux identifiés en raison de la nature en cours de l'enquête. Il a souligné que l'UES maintient l'intégrité de son travail en ne partageant pas d'informations détaillées sur les cas jusqu'à la conclusion de l'enquête.
Des procédures disciplinaires sont en cours contre les employés impliqués dans des actes répréhensibles, certaines affaires étant transférées à la Direction des enquêtes prioritaires sur les crimes (DPCI) pour poursuites pénales. Un cas notable concerne un fonctionnaire qui a tenté de soudoyer un enquêteur de la branche des services de lutte contre la corruption et de sécurité avec R10,000 pour mettre fin à une enquête sur les approbations de visas irrégulières. Le fonctionnaire a été condamné à trois ans de prison.
Les demandes d'identité et les modifications apportées aux dossiers sont soumises à des contrôles biométriques, y compris les empreintes digitales et la reconnaissance faciale, pour identifier les doublons ou les incohérences. Les demandes présentant des divergences sont signalées pour un examen plus approfondi et ne peuvent pas être traitées automatiquement. Le département automatise également les processus d'enregistrement, de vérification et d'adjudication des identités afin de minimiser l'implication humaine et de réduire les risques de collusion ou de manipulation. Les transactions à haut risque nécessitent une approbation supplémentaire ou des contrôles "maker-checker", garantissant un examen plus approfondi. Ces mesures visent à renforcer le NPR contre le crime organisé et la corruption. Les analystes politiques soulignent les implications plus larges de ces développements.
Les défis actuels dans la gouvernance de l'Afrique du Sud soulignent la difficulté de la transition du pouvoir sans résoudre les défaillances institutionnelles. La Commission Zondo, qui a exposé la capture étendue de l'État, a mis en évidence les vulnérabilités systémiques. Malgré les efforts visant à tenir les individus responsables, l'absence d'un organisme anti-corruption dédié persiste. L'ancien juge en chef Raymond Zondo a noté qu'une agence indépendante de lutte contre la corruption dans le domaine des achats publics (PPACA) était cruciale pour une surveillance efficace, mais qu'elle n'est toujours pas mise en œuvre. Le gouvernement a retardé la mise en œuvre de la loi sur les achats publics 2024, qui a été promulguée en juillet 2024 mais n'est pas encore entrée en vigueur.
Un projet de règlement a été publié pour commentaires publics, prolongeant la période de consultation jusqu'en juillet. En outre, un défi constitutionnel remet en question l'adéquation de la participation du public à l'adoption de la loi, tandis que le Parlement examine les amendements.
L'année dernière, l'Autorité nationale de poursuites (ANP) traitait 218 recommandations d'enquête criminelle de la Commission Zondo, dont seulement un cinquième a été finalisé ou prévu pour le procès. Quatre cas liés à la capture d'État ont abouti à des verdicts de culpabilité et près de 11 milliards de rands en fonds volés ont été récupérés. Cependant, ces montants sont faibles par rapport à l'ampleur des pertes documentées dans le rapport Zondo.
L'absence d'un cadre solide pour la surveillance et la prévention continues suggère que le cycle d'enquêtes et d'inaction subséquente se poursuit.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien