Le projet controversé de station balnéaire de luxe d'Albanie lié à Jared Kushner fait face à une pression croissante alors que les manifestations s'intensifient et que les défis juridiques se multiplient. Le développement, prévu le long des rives du lagon de Narta, un habitat vital pour des milliers de flamants roses, est devenu un point chaud pour l'indignation du public face aux préoccupations environnementales et aux allégations de corruption.
Cette décision a été prise en vertu d'une nouvelle loi adoptée en 2024, qui permet des développements touristiques stratégiques même dans les parcs nationaux et les zones humides. La décision a suscité de vives critiques de la part des groupes environnementaux et des partis d'opposition.
"Nous avons déjà eu des manifestations locales contre des projets spécifiques auparavant", a-t-il expliqué. "Mais cette fois, c'est différent". Il a accusé l'élite politique d'être profondément enracinée dans le crime organisé et la corruption, affirmant que les saisies de terres ont laissé de nombreux citoyens se sentir impuissants. "Le pouvoir judiciaire a été utilisé pour récompenser les oligarques et les criminels", a-t-il déclaré. "Le projet de luxe de Jared Kushner, dévoilé par le biais de ses canaux de médias sociaux, promet un complexe tentaculaire comprenant des villas, des bungalows et un port de yachts pouvant accueillir jusqu'à 10 000 lits.
Les écologistes soutiennent que le développement menace l'équilibre délicat de l'écosystème de la lagune de Narta. Le site proposé est essentiel pour les oiseaux migrateurs, y compris le flamant, qui dépend de la région pour la reproduction et l'alimentation. Premier ministre Edi Rama, qui a défendu le projet, a récemment rencontré des responsables de l'Union européenne à Bruxelles. Interrogé sur la controverse entourant le développement, Rama a rejeté les critiques comme exagérant leurs revendications.
Elle a appelé à des réformes des lois existantes régissant les investissements stratégiques et les réserves naturelles, affirmant que ces changements sont nécessaires pour répondre aux normes de l'UE. Le conflit met en évidence l'approfondissement des divisions au sein de la société albanaise. Alors que certains voient dans le projet une chance de croissance économique, d'autres le considèrent comme une trahison des valeurs écologiques et des principes démocratiques. Alors que le débat se poursuit, le sort du lagon de Narta et l'avenir des relations de l'Albanie avec l'UE restent incertains.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien