Cinq ans après que les talibans ont pris le contrôle de l'Afghanistan, le régime continue d'imposer des restrictions strictes sur les droits des femmes, avec des rapports de violence contre les manifestants et une résistance croissante à la fois à l'intérieur du pays et parmi la diaspora. La situation s'est aggravée au fil du temps, marquée par une oppression systémique, des divisions internes et des tensions diplomatiques externes.
Le président Ashraf Ghani a fui le pays, marquant l'effondrement de son gouvernement et déclenchant un déplacement généralisé. Les talibans ont rapidement commencé à faire appliquer leur interprétation de la loi islamique, ce qui a entraîné de graves limitations sur les libertés des femmes. Les femmes et les filles ont été systématiquement exclues de la vie publique sous le régime des talibans.
Ces politiques ont créé un climat de peur et d'isolement, avec de nombreuses femmes contraintes de jouer des rôles domestiques ou d'activisme clandestin. Des rapports récents indiquent que même les aspects de base de la vie quotidienne, tels que l'utilisation de parfums lors des mariages, sont devenus sujets à l'examen minutieux des talibans.
Selon des témoignages, les talibans ont répondu par des coups de feu, laissant un adolescent mort. Des manifestations planifiées ultérieures ont été annulées après des avertissements du régime. Les groupes de femmes comptent de plus en plus sur les plateformes en ligne pour organiser et partager des informations, se connectant avec des campagnes internationales visant à sensibiliser le public à leur situation. Cependant, même les rassemblements privés restent risqués, car les talibans maintiennent un contrôle étroit sur le comportement public.
À la mi-juillet, les combattants de la province du Badakhshan, dans le nord-est du pays, ont brièvement capturé un centre de district des talibans, marquant l'un des rares cas de confrontation directe. Cette action a suscité l'espoir chez certains dans la diaspora afghane qu'elle pourrait marquer le début d'un défi plus large au régime.
Pendant ce temps, l'Allemagne et d'autres pays occidentaux continuent de fournir de l'aide à l'Afghanistan sans s'engager directement avec les talibans. Le ministre fédéral du Développement Reem Alabali Radovan a souligné que l'Allemagne ne collaborerait pas avec le régime, en canalisant plutôt l'aide par l'intermédiaire de partenaires indépendants tels que les Nations Unies et la Banque mondiale.
Les critiques soutiennent que cette approche laisse de nombreux citoyens afghans vulnérables, d'autant plus que le régime poursuit sa répression contre la dissidence.
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