Le secteur de l'aviation en Inde a signalé un nombre record de 352 défauts majeurs de vol entre janvier et juin 2026, selon les données du gouvernement divulguées en réponse à une question à la Rajya Sabha. Les chiffres mettent en évidence une préoccupation croissante concernant les pratiques de sécurité et de maintenance des avions au sein de l'industrie. Les données, partagées par le ministre d'État de l'aviation civile de l'Union, Murlidhar Mohol, ont révélé que 334 de ces défauts se sont produits sur les vols intérieurs, tandis que les huit autres étaient sur les routes internationales. Akasa Air est devenue la compagnie aérienne avec le plus grand nombre de défauts signalés, représentant 152 incidents au cours de la période de six mois.
L'opérateur de fret Blue Dart n'a signalé que deux problèmes. Les données reflètent une tendance inquiétante au cours des dernières années. En 2023, 487 défauts ont été enregistrés, 436 sur les vols intérieurs et 51 sur les vols internationaux.
De 2023 à juin 2026, le nombre total de défauts de vol significatifs a atteint 2.420. En plus du nombre croissant de défauts, la Direction générale de l'aviation civile (DGCA), le régulateur de l'aviation de l'Inde, a pris des mesures d'application strictes contre les compagnies aériennes pour violations de la sécurité.
Après le tragique accident du vol 171 d'Air India le 12 juin, qui a tué 241 des 242 passagers peu après le décollage, la catastrophe aérienne la plus meurtrière en Inde en trois décennies, la DGCA a lancé des audits spéciaux dans les principaux aéroports.
Cependant, les chiffres globaux suggèrent des défis systémiques dans le maintien de normes de sécurité cohérentes dans l'ensemble de l'industrie. Le gouvernement n'a pas encore commenté publiquement les mesures spécifiques prises pour résoudre le problème au-delà des actions d'application déjà entreprises. Les experts de l'industrie ont souligné la nécessité d'inspections plus rigoureuses et de meilleurs calendriers de maintenance. Ils soutiennent que l'augmentation des défauts pourrait être liée à une pression opérationnelle accrue, au vieillissement des flottes ou à un investissement insuffisant dans les infrastructures. Certains analystes estiment que le cadre réglementaire actuel pourrait ne pas être suffisant pour prévenir de futurs incidents.
La DGCA n'a pas publié de ventilation détaillée de la nature des défauts ou des compagnies aériennes spécifiques affectées au-delà des chiffres agrégés. Elle n'a pas non plus précisé combien des défauts signalés ont conduit à des annulations ou à des retards de vols réels. Le manque de transparence a alimenté les inquiétudes des passagers et des parties prenantes de l'industrie quant à la fiabilité des données et à l'efficacité des mesures de sécurité actuelles.
Les prochains mois seront marqués par une surveillance continue de la conformité et des efforts d'application, en particulier à la lumière de la récente tragédie.
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