Bahzad al Akhras, un universitaire palestinien qui étudie actuellement pour son doctorat au Royaume-Uni, réfléchit sur l'impact psychologique et émotionnel de la perte de sa maison à Gaza à la suite de l'opération militaire israélienne qui a dévasté une grande partie du territoire.
Elle a décrit le confort de la famille, la familiarité de l'environnement et le sentiment d'appartenance tranquille qui vient avec le retour à ses racines. Ses mots, "Le privilège de la maison", ont laissé une impression durable sur lui, incitant à l'introspection sur la nature de la maison elle-même. Jusqu'à récemment, il avait considéré la maison comme quelque chose d'ordinaire, quelque chose que tout le monde possédait. Mais après avoir quitté Gaza il y a près d'un an, ces mots ont pris une nouvelle signification, le forçant à s'attaquer à des questions profondes: Qu'est-ce qui définit la maison? Peut-elle être détruite non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement? Et que se passe-t-il lorsqu'il n'y a pas d'endroit où retourner?
Son point de vue a radicalement changé à son arrivée au Royaume-Uni en 2019 pour poursuivre une maîtrise. Comme beaucoup d'étudiants internationaux, il a eu le mal du pays, manquant les sons de Gaza, le rythme de la vie quotidienne et la présence de la famille. Pourtant, malgré ces sentiments, il a maintenu un sentiment de certitude: Gaza est restée intacte, tout comme son lien avec elle. Il croyait qu'une fois ses études terminées, il reviendrait. Cette croyance a façonné ses expériences à l'étranger, lui permettant de s'adapter à un nouvel environnement tout en conservant un sens clair de l'endroit où il appartenait.
La perte n'était pas simplement de la propriété, c'était l'effacement d'un lieu qui incarnait son enfance, l'histoire de sa famille et son identité personnelle. La maison cessa d'être une destination vers laquelle il pouvait retourner; au lieu de cela, elle devint un souvenir, un fragment d'un passé qui ne pourrait jamais être entièrement restauré. À son retour au Royaume-Uni en tant qu'étudiant au doctorat après avoir été évacué de Gaza, Al Akhras s'est retrouvé dans une situation étrangement similaire à son arrivée initiale. Le voyage physique reflétait celui de cinq ans plus tôt, mais l'expérience psychologique était très différente. Là où il avait été temporairement loin de chez lui, il était maintenant confronté à une séparation permanente.
Même s'il revient un jour à Gaza, il se demande: à quoi reviendra-t-il ? Cette question le hante tout au long de son travail académique, éclipsant l'optimisme habituel associé à l'achèvement imminent d'un doctorat. Pour de nombreux étudiants, l'obtention du diplôme représente une transition pleine d'espoir, une étape vers un avenir plus clair. Pour Al Akhras, cependant, la perspective semble incertaine. Alors qu'il approche de la fin de ses études, la question de savoir à qui il appartient devient de plus en plus urgente. L'hypothèse selon laquelle la vie continue dans un lieu familier, une maison, des rues connues, une communauté qui vous reconnaît, n'est plus valable pour lui. L'idée de retourner dans un endroit qui se sentait autrefois comme chez soi semble maintenant impossible.
Dans un monde où le retour à la maison est souvent présenté comme un simple acte de nostalgie ou de continuité culturelle, l'expérience d'Al Akhras souligne la complexité du déplacement.
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