Matthew Cumming, un homme diagnostiqué avec un cancer de la prostate au stade quatre en 2020, a trouvé une joie inattendue dans un acte simple, partageant son histoire de vie avec un biographe bénévole. Son parcours, marqué par la maladie et la réflexion, a culminé dans la participation au programme de biographie de soins palliatifs de l'hôpital Saint-Vincent de Sydney, auquel il a d'abord hésité à adhérer.
Malgré son diagnostic, il a continué à vivre pleinement sa vie, voyageant dans un camping-car, assistant à des événements culturels et assistant aux réalisations de sa fille. Cependant, sa santé a pris un tournant lorsque le cancer s'est propagé à son cerveau, entraînant un accident vasculaire cérébral après une chirurgie.
Il a décrit le processus comme lui donnant un sens de l'objectif et l'aidant à reconnaître l'importance de ses expériences de vie. "Oui, j'ai fait des choses grandes et intéressantes", a-t-il remarqué, exprimant sa fierté de ses réalisations. Emma Rossi, la gestionnaire des services de biographie du programme, a noté que l'hésitation de Cumming n'était pas rare, en particulier chez les personnes âgées qui se concentraient souvent sur les rôles de soignant plutôt que sur les réalisations personnelles.
Ces histoires, a-t-elle expliqué, pourraient servir d'inspiration aux jeunes générations, soulignant l'importance de valoriser les opportunités et de vivre de manière significative.Le programme, qui fonctionne depuis 12 ans, s'est récemment associé à l'Université de Notre Dame pour mener des recherches visant à valider les avantages anecdotiques rapportés par le personnel, les patients, les familles et les bénévoles.Les résultats devraient être publiés plus tard cette année.
L'approche de l'hôpital St Vincent est inspirée d'un modèle développé par Ivan Lichter à l'hospice Te Omanga en Nouvelle-Zélande en 1990. Le concept a été introduit en Australie il y a 20 ans par des bénévoles des soins palliatifs de l'Est à Melbourne. Penelope Di Sario, coordinatrice des bénévoles des soins palliatifs de l'Est, a souligné la valeur thérapeutique de ces séances, notant qu'elles aident à atténuer les sentiments d'isolement et de dépression pendant les périodes où les patients peuvent se sentir réduits à de simples cas médicaux.
Les bénévoles de l'Eastern Palliative Care sont formés pour suivre l'exemple du patient, qu'il s'agisse de raconter une vie d'expériences, de capturer un moment spécifique ou même de créer des souvenirs pour les proches. Ils s'abstiennent de corriger les inexactitudes factuelles, se concentrant plutôt sur la résonance émotionnelle du récit. Des enregistrements vocaux sont également réalisés pour s'assurer que les membres de la famille peuvent faire avancer l'héritage de l'individu. Di Sario a souligné que la flexibilité du programme permet des expressions diverses d'identité et de mémoire. Certains participants utilisent l'occasion pour rédiger des lettres, façonner des élogies ou compiler des collections personnelles.
Des recherches menées par le Dr Karly Edgar ont montré que de telles interactions peuvent fournir un sentiment de transcendance, permettant aux individus de se sentir vus et valorisés même dans leurs derniers jours.
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