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Face à un ultimatum officieux anti-immigrés, plus de 25 000 personnes ont quitté l'Afrique du Sud
France🏛️ Politiqueil y a 21 h

Face à un ultimatum officieux anti-immigrés, plus de 25 000 personnes ont quitté l'Afrique du Sud

Plus de 25 000 ressortissants étrangers ont été rapatriés d'Afrique du Sud au cours des dernières semaines, avant une date limite non officielle pour les immigrants sans papiers de quitter le pays d'ici le 30 juin. Cela fait suite à des troubles généralisés, y compris des manifestations, des pillages et des attaques visant des étrangers, qui ont fait quatre morts. Plusieurs gouvernements, dont le Nigéria, le Malawi, le Ghana, le Zimbabwe et le Mozambique, ont organisé des vols et des bus de rapatriement volontaires après des semaines de tensions. Le National Joint Operational and Intelligence Structure (Natjoints) a signalé une augmentation significative des rapatriements par rapport aux semaines précédentes, avec au moins 988 Ghanéens et environ 600 Nigérians ayant déjà quitté le pays par voie aérienne au début du mois. La situation a conduit des milliers de migrants à se rassembler dans des camps informels dans des villes comme Durban, Cape Town et Johannesburg en attendant le transport de retour dans leurs pays d'origine.

L'Afrique du Sud a connu une crise migratoire intense ces dernières semaines, culminant avec un nombre record de personnes ayant fui le pays, estimé à plus de 25 000, à la suite d'un ultimatum non officiel imposé aux migrants sans papiers. Cette situation, exacerbée par une montée en puissance des violences anti-immigrés, a conduit plusieurs pays voisins à organiser des vols et des transports pour rapatrier leurs compatriotes.

La crise a pris naissance en mai 2026, lorsque des groupes de citoyens, motivés par une xénophobie croissante, ont lancé une campagne de protestation contre l'immigration illégale. Ces mouvements, initialement spontanés, ont rapidement gagné en organisation, menant à des marches, des pillages et des attaques dirigées contre les migrants. Le 30 juin, un ultimatum non officiel a été publié, exigeant que tous les étrangers sans papiers quittent le pays avant cette date. Bien que cet ultimatum n'ait pas été approuvé par le gouvernement, il a eu un impact immédiat sur la population, poussant des milliers de personnes à fuir le pays.

Des unités spécialisées, y compris des équipes cynophiles et des unités aériennes, ont été mobilisées pour accompagner ce départ massif. Selon les données fournies par la National Joint Operational and Intelligence Structure (Natjoints), plus de 25 000 personnes ont déjà été rapatriées, dont 15 000 Malawites, 988 Ghanéens et environ 600 Nigérians. De plus, des vols spéciaux ont été organisés par plusieurs pays africains, notamment le Nigeria, le Malawi, le Ghana, le Zimbabwe et le Mozambique, pour assurer le retour de leurs citoyens.

Cependant, certaines personnes restent encore bloquées dans des camps informels à Durban, à Johannesburg et au Cap, attendant un moyen de transport vers leur pays d'origine.

Cette situation reflète un climat d'insécurité généralisée, alimenté par un taux de chômage élevé (supérieur à 30%) et par de profondes tensions socio-politiques. L'Afrique du Sud, historiquement une destination pour la main-d'œuvre étrangère, a vu ses relations avec les migrants se détériorer, en raison de perceptions erronées selon lesquelles les migrants contribuent à la criminalité et occupent des emplois locaux. Les analystes soulignent également le rôle des milices organisées, qui utilisent les migrants comme boucs émissaires pour éviter de traiter les problèmes économiques et de gouvernance plus complexes.

Une autre dimension complexe de cette crise concerne les tensions diplomatiques entre l'Afrique du Sud et le Ghana. Un cas particulièrement controversé a impliqué la mort d'un citoyen ghanéen, Bashiru Isak, tué pendant des manifestations anti-immigrés à Cape Town. Le ministère ghanéen a affirmé que la victime avait été abattue pendant les manifestations, tandis que les autorités sud-africaines ont nié toute corrélation entre sa mort et les manifestations. Le ministre de la justice sud-africain, Mmamoloko Kubayi, a déclaré que les informations fournies par Accra étaient "fausses" et "non vérifiées".

Les policiers sud-africains ont indiqué que la victime était en réalité un homme de 35 ans, différent de celui mentionné par le gouvernement ghanéen, et que l'incident s'était produit dans un salon de coiffure, et non pendant les manifestations. Ces divergences ont entraîné une escalade des tensions diplomatiques entre les deux pays.

Enfin, les autorités sud-africaines continuent de surveiller la situation, tout en cherchant à restaurer le calme et à préparer les prochaines étapes de la gestion de la crise. Les discussions diplomatiques avec les pays concernés devraient se poursuivre, afin de clarifier les faits et de prévenir de nouvelles escalade.

2 articles

France 24 (Français) logoFrance 24 (Français)Public / d’ÉtatCentreFactualité 85Objectivité 70il y a 4 j
Face à un ultimatum officieux anti-immigrés, plus de 25 000 personnes ont quitté l'Afrique du Sud

Plus de 25 000 ressortissants étrangers ont été rapatriés d'Afrique du Sud au cours des dernières semaines, avant une date limite non officielle pour les immigrants sans papiers de quitter le pays d'ici le 30 juin. Cela fait suite à des troubles généralisés, y compris des manifestations, des pillages et des attaques visant des étrangers, qui ont fait quatre morts. Plusieurs gouvernements, dont le Nigéria, le Malawi, le Ghana, le Zimbabwe et le Mozambique, ont organisé des vols et des bus de rapatriement volontaires après des semaines de tensions. Le National Joint Operational and Intelligence Structure (Natjoints) a signalé une augmentation significative des rapatriements par rapport aux semaines précédentes, avec au moins 988 Ghanéens et environ 600 Nigérians ayant déjà quitté le pays par voie aérienne au début du mois. La situation a conduit des milliers de migrants à se rassembler dans des camps informels dans des villes comme Durban, Cape Town et Johannesburg en attendant le transport de retour dans leurs pays d'origine.

Lecture du biais (Centre): L'article présente des informations factuelles sur le nombre de rapatriements, les mesures prises par les différents gouvernements et les incidents de violence contre les étrangers.

Pourquoi ces scores (Factualité 85 · Objectivité 70): Factual accuracy aligns with the primary source, reporting on the repatriation numbers and the unofficial deadline. However, the article uses emotionally charged language like 'poussé' and 'sentiment anti-étrangers meurtrier,' which may bias the narrative.

Africanews logoAfricanewsIndépendantCentreil y a 21 h
Accra et Pretoria en désaccord sur la mort d'un ressortissant ghanéen

Le Ghana et l'Afrique du Sud sont engagés dans un différend diplomatique sur la mort d'un ressortissant ghanéen, Bashiru Isak, qui selon le gouvernement ghanéen a été tué lors de manifestations anti-immigrants au Cap. L'Afrique du Sud nie cette affirmation, affirmant qu'aucun décès n'a eu lieu pendant les manifestations et accusant le Ghana de diffuser de fausses informations. Le gouvernement sud-africain a critiqué le Ghana pour avoir fourni des détails non vérifiés et a appelé à une communication plus précise par des canaux diplomatiques. La police sud-africaine suggère que la mort pourrait avoir été liée à une extorsion, citant des détails contradictoires tels que la date et le lieu de l'incident, ainsi qu'un nom différent pour la victime.

Lecture du biais (Centre): L'article présente les deux perspectives sans favoriser ouvertement un côté. Il rapporte la revendication du Ghana et la réfutation de l'Afrique du Sud, y compris des citations des deux gouvernements et de la police.

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