Diego Santilli a pris des mesures décisives pour renforcer la coordination politique au sein de son administration à la suite de tensions récentes avec les gouverneurs provinciaux qui s'opposaient à des initiatives législatives clés.
La situation s'est aggravée après que ces gouverneurs, dont certains ont des liens étroits avec d'anciens dirigeants, ont exprimé leur opposition par le biais de déclarations législatives et publiques. Selon des responsables, alors que la réaction initiale était une alarme, l'administration a reconnu des erreurs stratégiques, en particulier l'absence d'un contre-récit aux critiques du projet de loi, et a admis que de nombreux dirigeants provinciaux étaient influencés par le sentiment public, en particulier ceux qui cherchaient à se réélire.
En réponse, Santilli a initié une surveillance plus stricte de la législation future, en veillant à ce que toutes les propositions soient soumises à un examen par le comité de pilotage politique avant d'être soumises. Cette mesure vise à minimiser les erreurs et à aligner plus étroitement les efforts législatifs sur les priorités du gouvernement. En conséquence, certaines initiatives, telles que celles liées à la déréglementation des marchés comme le transport maritime et les livres, sont susceptibles d'être reportées ou réduites.
Seul le secteur de l'assurance semble avoir une voie plus claire à suivre, bien que même cela soit incertain. L'administration est actuellement concentrée sur l'adoption des prochaines élections primaires et d'autres lois critiques, qui restent au centre de son ordre du jour.
En se basant sur les taux d'approbation actuels, environ 38% selon l'indice de l'Universidad Di Tella, Laje a fait valoir que Milei devra construire des alliances au-delà de ses principaux partisans. Il a salué le potentiel de Santilli à servir de pont entre la position idéologique du président et les réalités politiques plus larges, notant que l'amélioration de la communication et de la sensibilisation sera cruciale. Laje a également souligné l'importance d'engager le centre du spectre politique, qui reste indécis. Il a décrit l'électorat comme divisé en trois groupes: ceux alignés avec Milei, ceux penchant vers le péronisme et un troisième groupe d'électeurs dont les préférences pourraient déterminer le résultat.
Il s'est également demandé si Karina Milei, la sœur et stratège en chef du président, devrait poursuivre une carrière politique, suggérant que son expertise pourrait être mieux dépensée dans des campagnes culturelles plutôt que dans la compétition électorale.
Baravalle, experte en intelligence artificielle, en science des données et en cybersécurité, remplace Darío Genua, qui a quitté le poste en juillet après une restructuration menée par le bureau du chef du cabinet.
Elle détient des diplômes universitaires d'universités prestigieuses et possède une expérience dans les domaines de la recherche et de l'industrie. La réorganisation a placé plusieurs agences, dont ENaCom et AAIP, sous la supervision directe du chef du cabinet, tandis que d'autres, comme Arsat et Correo Argentino, relèvent du ministère de l'Intérieur. Cette restructuration a réduit l'autonomie du département précédent, conduisant au départ de Genoa. La nomination de Baravalle signale un regain d'intérêt pour les politiques axées sur la technologie, avec un accent sur la coopération internationale et le développement éthique de l'IA.
Son travail continuera à se croiser avec les tendances mondiales, renforçant la position de l'Argentine dans les technologies émergentes.
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