Une deuxième chance a été accordée à 27 résidents de l'Assam déclarés étrangers à la suite d'une décision historique de la Cour suprême qui a annulé les décisions antérieures du Tribunal des étrangers. La décision, rendue par un banc composé des juges Vikram Nath et Sandeep Mehta, exige que chaque cas soit réexaminé, en veillant à respecter les principes constitutionnels d'équité et de procédure régulière. Noor Jahan et Abdul Jebbar, une femme de 60 ans et son mari de 75 ans du district de Morigaon, en Assam, ont passé près de sept ans dans un centre de détention après avoir été déclarés étrangers par le tribunal en 2011 et 2012 respectivement.
Leur épreuve a commencé lorsque le Tribunal des étrangers a émis des avis au début de 2009, incitant le couple à comparaître devant le tribunal à deux reprises. Cependant, en raison d'un manque de communication avec leur avocat, ils n'étaient pas au courant des dates d'audience ultérieures et n'ont finalement pas assisté à d'autres sessions. En conséquence, ils ont été déclarés étrangers dans une ordonnance ex-parte, ce qui a conduit à leur détention prolongée.
Pendant ce temps, ils vivaient dans une maison modeste, avec Noor Jahan travaillant comme femme au foyer et Abdul Jebbar servant de religieux de mosquée à Tezpur avant son arrestation. Leur lutte pour prouver leur citoyenneté indienne a commencé en 2013 lorsqu'ils ont déposé une requête auprès de la Haute Cour de Gauhati, qui a été rejetée quatre mois plus tard. En 2017, ils ont demandé l'aide de l'avocat Milan Laskar, qui les a aidés à approcher la Cour suprême.
Leur fils aîné, Umar Faruk, a raconté comment deux des cinq frères étaient mineurs au moment de l'arrestation de leurs parents et ont dû abandonner l'éducation pour soutenir la bataille juridique.
Il a ordonné que tous les cas soient réévalués par les tribunaux respectifs, tout en interdisant toute mesure coercitive contre les requérants jusqu'à la conclusion des procédures. Le jugement souligne la nécessité d'un processus conforme à la Constitution pour déterminer la citoyenneté, en particulier pour ceux dont les revendications ont été rejetées sur la base de preuves incomplètes ou mal comprises.
Ce cadre continue d'influencer les discussions en cours concernant le NRC et le débat plus large sur la citoyenneté en Assam. La décision récente ajoute une autre couche à ce paysage juridique complexe, offrant de l'espoir à ceux qui se sont longtemps battus pour la reconnaissance de leurs droits.
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