Selon les données obtenues par le CIPER grâce à la loi chilienne sur la transparence, 8 815 personnes reconnues coupables de crimes sexuels contre des mineurs de moins de 14 ans purgent leur peine sous libération surveillée plutôt que d'incarcération.
Le 30 juin, il y avait 64 991 prisonniers au Chili, dont 42 596 individus condamnés et 22 394 en attente de procès. Le programme de libération supervisée exige que la peine soit purgée en dehors de la prison sous la surveillance et les conseils continus de la gendarmerie, y compris dans certains cas l'utilisation de moniteurs électroniques de la cheville pour suivre les mouvements des individus. Il est important de préciser que depuis 2023, les personnes condamnées pour des infractions sexuelles commises contre des mineurs ont été interdites de recevoir cette forme de peine alternative.
Bien que les données fournies par la gendarmerie ne précisent pas si chacune des 8 815 personnes reconnues coupables de crimes sexuels contre des mineurs relève de la catégorie des auteurs, des complices ou des conspirateurs, le chiffre inclut les personnes reconnues coupables d'infractions commises avant la mise en œuvre de ce règlement.
Au Chili, le nombre total de personnes purgeant une peine en liberté surveillée est de 96 984, ce qui dépasse le nombre de personnes en prison.En effet, au 30 juin, il y avait 64 991 personnes incarcérées au Chili, dont 42 596 avaient été condamnées, 22 394 étaient toujours sous enquête et une seule était en cours de procédure dans le cadre de l'ancien système pénal, selon les informations publiées par la Gendarmería sur son site Web.
Parmi les personnes bénéficiant de la libération surveillée, comme indiqué dans le registre fourni par la Gendarmerie au CIPER, figurent 30 727 personnes reconnues coupables de trafic de drogue et d'infractions liées à la consommation, 29 156 condamnées pour vol et 2 377 condamnées pour des crimes économiques et fiscaux.
Le cadre juridique permet de remplacer l'emprisonnement par d'autres formes de punition, telles que le service communautaire ou la libération sous surveillance, en particulier pour certaines catégories de délinquants. Cependant, les critères spécifiques de détermination de l'admissibilité restent sujets à interprétation et peuvent varier en fonction de la nature de l'infraction et de la discrétion du tribunal. Certains critiques soutiennent que le système actuel peut permettre une surveillance insuffisante des personnes qui représentent un risque pour la société, tandis que d'autres soutiennent qu'il offre la flexibilité nécessaire dans le système de justice.
Le débat se poursuit parmi les experts juridiques, les défenseurs des victimes et les décideurs politiques concernant l'efficacité et l'équité de la politique de libération supervisée dans la lutte contre les crimes sexuels contre les mineurs.
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