, un film qui deviendrait une œuvre d'horreur déterminante pendant la transition de l'Espagne de la dictature à la démocratie. Cette année marque son 50e anniversaire, offrant une chance de revisiter un film qui a capturé à la fois les peurs et les frustrations d'une nation émergeant de décennies de répression. Réalisé par Narciso Ibáñez Serrador, le film a été tourné dans des endroits tels que Ciruelos, Sitges, Almuñécar et Minorque, mélangeant la beauté idyllique de l'Espagne rurale avec des éléments troublants qui reflètent le climat politique turbulent du pays. Le film suit le voyage de Tom et de son épouse enceinte, Evelyn, qui se rendent sur une île tranquille au large de la côte à la recherche d'un répit de la foule estivale.
Le contraste entre le confort initial du couple et le sentiment croissant de danger reflète le changement sociétal plus large qui se produit en Espagne à l'époque. Les chercheurs ont longtemps interprété ¿Quién puede matar a un niño? comme plus qu'un simple film d'horreur, il sert de reflet métaphorique des incertitudes entourant l'ère post-Franco en Espagne.
Le cinéma de la terreur comme allégorie de l'incertitude post-franquiste, affirme que le film résume les inquiétudes d'une société aux prises avec les conséquences d'un régime autoritaire. González souligne comment Ibáñez Serrador a introduit le genre dans la sphère intérieure, rendant l'horreur personnelle et immédiate.
Selon Steinberg, le film a exposé la disparité entre l'image idéalisée de l'Espagne promue internationalement et la réalité brute de la violence et des troubles dans le pays. Pour de nombreux téléspectateurs, le film est devenu une représentation symbolique de la lutte de la nation pour réconcilier son passé avec son avenir incertain.
La période a vu la production de près de 200 films d'horreur, la plupart d'entre eux produits sous la bannière de Profilmes, un studio connu pour son approche audacieuse de la narration. Parmi les personnalités notables de cette époque figurait Jacinto Molina, mieux connu sous le nom de Paul Naschy, dont le travail incarnait l'esprit de libération artistique après des années de censure.
La montée des films d'horreur pendant cette période a marqué un tournant dans le cinéma espagnol, permettant une exploration plus ouverte des problèmes sociaux et des émotions humaines. Alors que l'Espagne se dirigeait vers la démocratie, le paysage cinématographique a évolué à ses côtés.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien