Au début de la civilisation humaine, il n'était pas rare que les gens soient enterrés dans ou près de leur maison. Cette pratique, connue sous le nom d'enterrement résidentiel, reflète un lien profond entre les vivants et les morts, symbolisant souvent des revendications territoriales, des liens familiaux ou des croyances spirituelles. Cependant, de telles pratiques sont de plus en plus rares aujourd'hui, en particulier dans les sociétés occidentales.
Cveček et ses collègues ont analysé de nombreux documents provenant à la fois d'ethnographies modernes et de sites archéologiques anciens. Leurs résultats révèlent que les sépultures résidentielles étaient beaucoup plus courantes à l'époque préhistorique que ce que l'on croyait auparavant. En examinant les données de 49 sites archéologiques dans le monde entier, l'équipe a découvert qu'environ 33% de ces communautés avaient au moins quelques individus enterrés à l'intérieur ou à proximité de leurs habitations. En revanche, les documents ethnographiques, basés sur des observations de sociétés contemporaines, ont montré un taux significativement inférieur, avec seulement 12% des 60 sociétés étudiées pratiquant des sépultures résidentielles.
Cette divergence suggère que l'enterrement résidentiel était un phénomène répandu dans l'Antiquité, bien qu'il soit devenu moins répandu au fur et à mesure que les sociétés évoluaient. Les chercheurs émettent l'hypothèse que les changements dans les modèles de peuplement ont joué un rôle crucial. Les premiers groupes humains vivaient souvent dans des camps temporaires ou semi-permanents, ce qui rend pratique l'enterrement des défunts près de leur lieu de résidence.
En plaçant les morts près de leurs maisons, les ancêtres pouvaient affirmer leur contrôle sur la terre et renforcer leur identité sociale. Cette idée s'aligne sur les découvertes de sites comme Lepenski Vir en Serbie, où des structures trapézoïdales suggèrent une relation complexe entre l'habitation et l'enterrement.
Ces changements peuvent avoir été motivés par des pressions religieuses, politiques ou économiques, reflétant l'évolution des vues sur la mort et son rôle dans la société. Les recherches de Cveček soulignent également l'importance de la collaboration interdisciplinaire. En combinant les connaissances de l'ethnographie et de l'archéologie, l'équipe a acquis une compréhension plus complète des pratiques funéraires à travers le temps.
Les ethnographes, qui documentent les traditions contemporaines, offrent un contexte précieux pour interpréter les comportements anciens, tandis que les preuves archéologiques fournissent des preuves tangibles des tendances historiques. Ensemble, ces perspectives aident à donner une image plus claire de la façon dont et pourquoi les enterrements résidentiels ont décliné.
Pour l'instant, la recherche souligne la complexité persistante des relations humaines avec les morts et l'impact profond du changement sociétal sur ces relations.
3 articles
Phys.orgIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 90avant-hier Pourquoi les sociétés du monde entier n'enterrent plus leurs morts à la maisonUne étude publiée dans la revue American Antiquity explore la pratique historique des sépultures résidentielles, où les individus ont été enterrés dans ou près de leurs maisons familiales. Des chercheurs dirigés par le Dr Sabina Cveček ont analysé les archives ethnographiques de 60 sociétés à travers le monde et ont constaté que seulement 12% pratiquaient cette coutume. Ce chiffre a surpris l'équipe, ce qui a incité une enquête plus approfondie sur les raisons pour lesquelles de telles sépultures étaient plus fréquemment observées dans les sites archéologiques par rapport aux archives ethnographiques modernes.
Lecture du biais (Centre): L'article traite d'une étude académique sur les pratiques funéraires dans diverses cultures, en se concentrant sur les découvertes archéologiques et anthropologiques. Il ne présente aucune position politique, controverse ou cadrage idéologique. Le contenu reste neutre, descriptif et axé sur l'enquête scientifique sur les pratiques funéraires dans diverses cultures, en se concentrant sur les découvertes archéologiques et anthropologiques.
Pourquoi factualité (85): The article accurately summarizes the primary source document's content regarding residential burial practices, citing the historical prevalence of such practices and referencing the research conducted by Dr. Sabina Cveček. It mentions the shift away from residential burial in the West but does not
Pourquoi objectivité (90): The article maintains a neutral tone throughout, presenting information objectively without apparent bias. It avoids emotionally charged language and presents findings as observations rather than endorsements.
Nature NewsIndépendantCentreil y a 20 h Des sculptures d'oiseaux vieilles de 40 000 ans fournissent des indices sur la façon dont les humains de l'ère glaciaire ont prospéré.Les archéologues ont découvert des sculptures d'oiseaux et des fragments de flûte en os de vautour datant de 40 000 ans dans la grotte de Hohle Fels, dans le sud-ouest de l'Allemagne. Ces artefacts, qui font partie d'une plus grande collection d'art préhistorique, offrent un aperçu des capacités cognitives et culturelles des premiers Homo sapiens vivant pendant la période Aurignacienne. Les chercheurs suggèrent que ces expressions artistiques ont peut-être joué un rôle dans l'aide à ces premiers humains à prospérer dans l'Europe de l'ère glaciaire, contribuant peut-être à leur survie par rapport à d'autres groupes qui ont disparu. Les découvertes ont été présentées au Musée de la préhistoire et de l'art de l'ère glaciaire à Blaubeuren, en Allemagne, et détaillées dans un chapitre de livre en langue allemande. Les scientifiques espèrent analyser l'ADN ancien des sédiments de la grotte pour explorer davantage le lien entre le développement culturel et l'adaptation humaine.
Lecture du biais (Centre): L'article traite des découvertes archéologiques liées à l'activité humaine préhistorique et n'implique pas de questions politiques, de personnalités ou de politiques contemporaines. Il se concentre sur la recherche historique et scientifique plutôt que sur les débats ou décisions politiques actuels.
Nature NewsIndépendantCentreil y a 20 h L'art a- t- il été la clé du succès de l'homme antique?Dans la grotte de Hohle Fels en Allemagne, des archéologues ont découvert deux sculptures en ivoire représentant des oiseaux datant de 40 000 ans. Ces artefacts, parmi les plus anciens exemples connus d'art figuratif, suggèrent que les premiers humains pendant l'ère glaciaire avaient des pratiques culturelles complexes.
Lecture du biais (Centre): L'article traite des découvertes archéologiques liées à l'ancienne culture humaine et ne présente aucun point de vue politique ou des questions controversées. Il se concentre sur les découvertes scientifiques et leurs implications pour la compréhension de l'histoire humaine, sans se pencher vers une position idéologique particulière.
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